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«Je n'ai pas de logements à donner» LE WALI L'A AFFIRME DEVANT LES MEMBRES DE LA SOCIETE CIVILE D'ORAN



«Je n'ai pas de logements à donner»                                    LE WALI L'A AFFIRME DEVANT LES MEMBRES DE LA SOCIETE CIVILE D'ORAN
La crise aiguë du logement qui sévit à El Bahia remonte à très loin dans l'histoire tandis que la wilaya d'Oran semble avoir pu identifier l'origine du mal.
«Je n'ai pas de logements à donner dans l'immédiat», a affirmé le wali d'Oran qui a pris part à la présentation, jeudi, du bilan annuel de l'APC d'Oran. Une telle déclaration est plus que révélatrice parce qu'elle renseigne sur la crise du logement qui caractérise la commune d'Oran, à la fois profonde et sérieuse. La demande dépasse largement l'offre. Cette certitude a été implicitement confirmée par le wali qui a indiqué que «nous disposons actuellement de 1 300 unités». A quel quartier les attribuer' s'est-il demandé avant de passer à l'énumération des quartiers populaires d'Oran abritant des populations qui sont réellement dans le besoin immédiat d'une habitation décente. Les présents à la rencontre de jeudi ont été surpris d'entendre de tels propos: le wali a été très critique dans son discours en dressant un tableau noir sur le logement destiné à la résorption de l'habitat précaire tout en annonçant des mesures d'apaisement mais tout de même peu convaincantes. Ce qui a exacerbé le sentiment de dépit de plusieurs participants, à la rencontre, notamment les membres de la société civile, est cet appel implicite du wali aux populations locales pour s'armer de patience. «Nous sommes passés à l'attribution des logements par voie de pré-affectation», a t-il annoncé. Cela dit, les demandeurs de logements devront prendre leur mal en patience et ce, en attendant la réalisation des prochains programmes et l'achèvement des projets en chantier. «Encore une longue attente», a lâché un président d'une association à caractère social. La crise aiguë du logement, qui sévit à El Bahia, remonte à très loin dans l'histoire tandis que la wilaya d'Oran semble avoir pu identifier les origines du mal. Mais cette crise semble prendre du temps quant à sa résolution au moment où les véritables postulants se font de plus en plus insistants. Là encore, les explications ne manquent pas tandis que la crise est vraisemblablement gérée par des états d'esprit. De toute manière, le wali le dira sans ambages en déclarant que «la wilaya d'Oran n'a pas bénéficié de logements sociaux depuis 1996», a expliqué Abdelmalek Boudiaf. La wilaya d'Oran est, selon le wali, en passe de prendre les choses en main et ce, en mettant une assiette foncière de 100 hectares à la disposition des investisseurs privés et promoteurs immobiliers. «Ces promoteurs devront répondre aux exigences du cahier des charges que nous avons élaboré», a-t-il conditionné. Ce n'est pas tout, puisque la collectivité d'Oran songe sérieusement à éradiquer les bidonvilles qui ceinturent la commune d'Oran. Un délai est, contre toute attente, fixé. En tout cas, le wali l'a affirmé dans son intervention en déclarant que «les bidonvilles seront rasés dans une année». Un défi est donc lancé tandis que les populations qui sont réellement dans le besoin attendent de pied ferme que le wali matérialise ses promesses pour lesquelles il ne cesse de s'engager depuis son installation à la tète de l'exécutif d'Oran. La problématique présente plusieurs aspects, tandis que les entités locales ne semblent pas pràs de passer à l'action. Sinon comment expliquer que 1700 familles vivent encore sur des tersasses d'immeubles' Pourtant, tous les responsables qui se sont succédé à la tête de la wilaya étaient unanimes à dire que El Bahia doit gagner sa place parmi les villes méditerranéennes... L'actuel wali n'est pas en reste en déclarant jeudi qu'Oran n'a rien à envier à plusieurs villes européennes. Or, le terrain a prouvé une tout autre réalité. Les dernières intempéries ont mis à nu le fait que la wilaya d'Oran et ses populations sont totalement abandonnées. Les éléments de la Protection civile ont dû mobiliser tous leurs équipements dont des zodiacs pour sauver plusieurs vies humaines d'une mort certaine, notamment dans la commune de Sidi Chahmi, alors que le fameux projet des avaloirs est toujours à la traîne.
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