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Israël



L'envoyé spécial de l'ONU au Proche-Orient a refusé hier samedi l'idée du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de donner un cours d'histoire au personnel des Nations unies, après que l'Unesco a appelé Israël à respecter la liberté du culte musulman sur l'esplanade des Mosquées.Le mois dernier, l'Unesco avait «condamné fermement les agressions israéliennes et les mesures illégales limitant la liberté de culte et l'accès des musulmans au site sacré de la mosquée al-Aqsa» sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem. Pour les juifs, ce site, qu'ils appellent mont du Temple, est le lieu le plus sacré du judaïsme. Furieux que «le terme de mont du Temple n'ait pas été mentionné» et dénonçant «une résolution absurde qui ignore le lien historique unique entre le judaïsme et le mont du Temple», Netanyahu avait proposé d'«organiser personnellement» ce qu'il a décrit comme «un séminaire sur l'histoire juive pour l'ensemble du personnel de l'ONU en Israël» et pour des diplomates. Non merci, a répondu le lendemain l'envoyé spécial de l'ONU pour le processus de paix au Proche-Orient, Nickolay Mladenov. «Si quelqu'un veut envoyer des invitations, qu'il les adresse à Paris et aux ambassadeurs des Etats membres de l'Unesco là-bas», a-t-il affirmé. «Le personnel de l'ONU à Jérusalem connaît bien assez l'Histoire de la région, de ses peuples et de ses religions», a-t-il ajouté. Oran : séisme de 3,4 l Une secousse tellurique de magnitude de 3,4 sur l'échelle ouverte de Richter a été enregistrée hier, samedi, à 18h36 à Gdyel, dans la wilaya d'Oran. L'épicentre de la secousse a été localisé à 3 km au nord-est de Gdyel, a précisé le communiqué du CRAAG.Turquie : «Chef, tu peux me faire Premier ministre '»Le retrait du Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, aiguise les appétits, et si les proches du président Recep Tayyip Erdogan semblent tenir la corde pour lui succéder, de simples citoyens sont prêts à tenter leur chance. Profitant d'un court arrêt du convoi d'Erdogan dans une rue d'Istanbul hier samedi, un passant a fait acte de candidature en interpellant le président en ces termes : «Chef, tu peux me faire Premier ministre ' Tu ne trouveras pas plus dévoué que moi !» La vidéo de la scène montre Erdogan, visiblement peu convaincu par cet argumentaire, saluer les passants à travers la vitre baissée de sa voiture arrêtée à proximité d'un stand de «simit», des petits pains circulaires que l'actuel président a vendus jeune dans les rues du quartier populaire stambouliote de Kasimpasa. La scène a suscité amusement et consternation sur les réseaux sociaux. «C'est très parlant : malheureusement, notre peuple aime être dirigé comme un troupeau», se désole un internaute, tandis qu'un autre souligne la perspicacité du candidat anonyme : «Il a tout compris.» Après des dissensions avec Erdogan, Davutoglu a annoncé jeudi dernier son départ de la tête du parti au pouvoir, et donc aussi automatiquement de l'exécutif, lors d'un prochain congrès convoqué pour le 22 mai prochain. Remerciant son Premier ministre pour «les services rendus», Erdogan a exhorté le Parlement turc à soumettre «dans les plus brefs délais» à référendum une réforme de la Constitution pour renforcer ses prérogatives.Canada?: les migrants chassés par les feux et menacés d'expulsionl Les énormes feux depuis une semaine en Alberta, dont les plus violents à Fort McMurray près des bassins d'emplois des compagnies pétrolières, ont provoqué l'évacuation de près de 100 000 personnes et la fermeture de tous les commerces, les sociétés de service ou les écoles. Parmi ces évacués, des dizaines sont arrivés dans un centre d'hébergement à Edmonton, la capitale de l'Alberta, à 400 km au sud de Fort McMurray, parfois encore en tenue de travail. Ce membre du Comité de défense des droits des travailleurs migrants au Canada raconte qu'«ils ont été évacués depuis leur lieu de travail sans avoir le temps ou la possibilité de repasser à leur domicile» pour prendre quelques vêtements ou des effets personnels. «Ils ne sont pas sûrs de ce qui va leur arriver car il ont perdu leur travail et leur statut de résident est devenu précaire. Beaucoup s'attendent au pire», ajoute Marco Luciano. Pour le Comité de défense des migrants, environ 70 000 étrangers sont détenteurs d'un permis de travail en Alberta, mais il est trop tôt pour savoir combien d'entre eux pourraient perdre ce précieux sésame. Fort McMurray est une destination de choix pour ces immigrés où ils travaillent dans les restaurants, les magasins, les garderies d'enfants ou sur les immenses bases de vie des compagnies pétrolières. Les feux gigantesques, hors de tout contrôle, ont doublé de taille en une journée près de Fort McMurray et continuent de progresser.Brésil : Havelange, cent ans dans la solitudel De héros à paria : Joao Havelange avait invité à son centenaire la famille olympique dès 2009, lorsque Rio de Janeiro avait obtenu l'organisation des JO-2016, mais l'ex-président de la Fifa fêtera finalement ses cent ans dans l'indifférence générale ce dimanche du 8 mai. «Je vous invite à venir fêter mes 100 ans à Rio en 2016», avait-il lancé devant le Comité international olympique (CIO). Président de la Confédération brésilienne des sports (CBD) entre 1956 et 1974, puis de la Fifa (1974-1998), cet homme à grande stature, autant par sa taille que par son curriculum vitae, avait été l'un des artisans du succès carioca. Sept ans plus tard, l'invitation est devenue lettre morte. Car Joao Havelange sent désormais le soufre : dans le scandale lié à la faillite de la société de marketing ISL, l'enquête a montré qu'il avait perçu des millions de dollars de commissions. Havelange a démissionné du CIO en 2011 pour éviter une sanction du mouvement olympique au bout de 48 ans de présence. Il a aussi abandonné en 2013 son titre de président d'honneur de la Fifa. «Il n'y a pas de fumée sans feu» et «les affaires contribuent à ce qu'on ne prévoie rien pour l'anniversaire», explique un responsable au sein du mouvement olympique pour justifier leur silence à la veille du centenaire. Ni le CIO, ni le Comité olympique du Brésil (COB), ni le Comité d'organisation des JO (Rio-2016) ne seront représentés. D'ailleurs, signe de cette désaffection, le stade olympique Joao-Havelange ne s'appelle plus que «Stade olympique»...Italie?: les tableaux appartenaient à un boss de la mafial Une centaine de tableaux, dont deux de Dali, ayant appartenu à un boss de la mafia de Reggio de Calabre, sont désormais exposés après avoir été confisqués par la justice, une première symbolisant «la victoire de l'Etat» sur le crime organisé. Cette exposition «n'a pas été facile à organiser : aujourd'hui, nous pouvons dire que l'Etat a gagné», s'est félicité l'adjoint au maire de cette ville. Jusqu'en 2010, ces tableaux, ainsi que d'autres ?uvres de peintres italiens contemporains, appartenaient à Gioacchino Campolo, surnommé le «roi des vidéopokers», aujourd'hui aux arrêts domiciliaires en attente d'une décision judiciaire définitive après une condamnation à 16 ans de prison pour association de malfaiteurs et extorsion. Agé de 77 ans, cet homme a fait fortune dans les machines à sous, que l'on trouve partout en Italie, et qu'il avait préalablement truquées. Son patrimoine était de 320 millions d'euros. Il possédait des maisons à Paris, à Rome et presque la totalité de Reggio de Calabre. Afin de blanchir son argent, ce boss de la Ndrangheta, la mafia calabraise, a acheté des tableaux pour une valeur totale de 2 millions d'euros parce qu'il se targuait d'être un collectionneur d'art, souligne l'administrateur judiciaire désigné pour gérer ces biens. Mais le vieil homme ne devait pas posséder un goût très sûr : 22 tableaux se sont révélés être des faux !Chine?: une centrale hydraulique enseveliel Une coulée de quelque 100 000 m3 de boue et de pierres a recouvert, dans la nuit dernière une centrale hydraulique en cours de construction dans le district de Taining, province du Fujian, a indiqué l'agence officielle Chine nouvelle. Tente-quatre personnes étaient également portées disparues ce dimanche. Ce glissement de terrain aurait été provoqué par d'abondantes précipitations, qui avaient détrempé depuis la veille les collines alentour. Des images diffusées par plusieurs médias montraient une masse de terre brunâtre d'où émergeaient des toits en métal bleu et des pans de murs, en bordure du fleuve. On y voyait également des tracteurs et des secouristes s'activant dans des décombres. L'incident a suscité de rapides réactions au sommet de l'Etat : le président chinois, Xi Jinping, a enjoint les autorités du Fujian d'accélérer les interventions des secours et la recherche des disparus, suivi peu après d'exhortations similaires du Premier ministre, Li Keqiang, selon Chine nouvelle. Fin décembre, un spectaculaire glissement de terrain en marge de la métropole de Shenzhen (sud), provoqué par l'accumulation illégale de terre de chantiers, avait entraîné la mort d'au moins 73 personnes. Cette catastrophe avait marqué les esprits, suscitant un vif émoi dans le pays et alimentant un débat persistant sur le respect aléatoire des normes de sécurité dans l'industrie et les sites de construction.


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