S'il y a un club où les joueurs évoluent pour le seul plaisir, c'est bienl'IRMBA, ce qui pourrait paraître paradoxal à une époque où seul l'argent compte.Cette situation qui perdure depuis plusieurs années, a fini par lasser le duoNaïmi - Trari, dont la fidélité n'est pourtant plus à démontrer au sein d'uneassociation omnisports victime de l'indifférence de ses «parrains» officiels. Au départ de la saison, lesdonnées étaient établies, l'effectif étant composé à 80% d'étudiants et dejoueurs retenus par leur travail. Il s'agit donc d'un club où la motivationfinancière est totalement absente, à l'inverse des clubs des localités de larégion du même palier. Il est loisible d'imaginer la difficile tâche demobilisation que doit livrer le staff technique. Certains joueurs étudiantsinscrits à l'université Djillali Liabès auraient souhaité un minimum decoopération, comme, par exemple, le report de certains tests pédagogiques afinde se consacrer à la compétition. Ceci complique le travail des deuxentraîneurs, contraints, le plus souvent, de parer au plus pressé au gré descirconstances. «Pourtant, l'IRMBA n'a pas demandé la lune», s'insurge l'un des deuxtechniciens, Trari Abdelkader, qui estime, «qu'avec plus de moyens on se seraitfixé un autre objectif que celui de la simple participation, tout en assurantla formation, un défi permanent dans ce club. Contre l'USHBH, nous avons lancésix juniors dans le bain. Nous avons des capacités qui ne demandent qu'à êtremieux entretenues». Par ailleurs, Trari dénonce le travail de coulisses quidéshonore le football. «Nous devons condamner des pratiques qui faussent lesdifférents championnats. A notre niveau, nous avons toujours respectél'éthique». L'IRMBA a certes sauvé sa place dans un championnat dominé par lequatuor ICST, CRBS, CAP et USHBH. Trari se dit irrité par l'absence de moyensfinanciers, car, comparé aux autres pensionnaires du groupe, l'IRMBA faitfigure de parent pauvre. Dommage, car il y a de la bonnegraine au club de la «Miri», tels Belgomri, Sebaïbi, Saïm, Bouraimi et autresBenamar. Classé au onzième rang avec 24points, à dix longueurs de la lanterne rouge, le Wided Ouled Mimoun, l'IRMBAest hors de danger. Il faudrait souhaiter que le club soit mieux soutenu parles pouvoirs publics en tant que structure formatrice de la jeunesse locale.Avec un tel encadrement technique et le niveau intellectuel de la majorité del'effectif, une bonne surprise est du domaine du possible.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Mohamed Kadiri
Source : www.lequotidien-oran.com