Oran a-t-ellefinalement bien vendu son image durant ces deux journées sur l'investissement ?Au dernier jourde cette rencontre qui a vu la participation d'un grand monde, il n'était pasencore possible de faire un tel constat. Des hommes d'affaires, des opérateurséconomiques et représentants de l'administration ont, certes, eu uneconfrontation directe sur le sujet de l'investissement et la problématique derendre la ville d'Oran une métropole méditerranéenne, mais l'impact de cetéchange de dialogue reste encore flou. Une chose est sûre, le manqued'informations et de communication entre ces trois partenaires est le point quia été le plus mis en exergue lors de cette rencontre. Malgré les communicationsprésentées par les institutionnels, pour reprendre l'appellation donnée parcertains membres de l'assistance aux représentants de l'administration, sur lespotentialités de cette ville dans le domaine, les projets inscrits, lesenveloppes financières dégagées pour le développement de cette wilaya, lefoncier disponible aux investisseurs, les besoins exprimés de la ville, lesintervenants exprimaient toujours le sentiment «de rester sur leur faim» enmatière de relance de l'investissement. Les participantsvoulaient toucher du doigt là où le bas blesse et aller au fond des choses dece sujet d'actualité. Si on se réfère àl'état des lieux présenté par les responsables de l'administration, il enressort que la wilaya d'Oran a bénéficié d'une enveloppe de 150 milliards dedinars dans le cadre du plan de soutien à la relance économique qui a étéinjectée dans la réalisation de plusieurs projets dont l'EHU, les échangeursd'El-Bahia ainsi que les échangeurs est et ouest, la station dedéminéralisation de l'eau de Brédéah, l'unité de dessalement de l'eau de mer àBéthioua, 2 petites usines de déminéralisation, la récupération de l'ancienhôpital militaire et sa construction et la réalisation de 20.000 logements,tous programmes confondus. En matière de création d'entreprises, Oran compteactuellement 16.801 PME existantes avec 147.189 emplois créés. Elle offretoutes les opportunités pour le développement et l'installation des PME, selonle directeur des PME/PMI. Concernant, d'autre part, la disponibilité du foncier,le directeur de l'agence foncière a tenu à apporter un rectificatif enaffirmant à l'assistance qu'»il n'y a pas un déficit dans le domaine dufoncier. L'opération de l'assainissement de cet espace qui a été menéedernièrement a permis la récupération de 90.000 m² dans la zone d'activité deHassi Benokba seulement». Il s'agit d'assiettes de terrains qui ont étéretirées à 12 investisseurs qui n'ont pas réalisé leurs projets. Le mêmeresponsable a indiqué que l'agence dispose de 1.300.000 m² prêts à être exploitéspar des projets d'investissement rentables. Pour faciliter le dialogue entreinvestisseurs et administration, il a été proposé de créer un comité, composédes représentants des deux parties dont la mission sera d'établir un état deslieux des zones industrielles et zones d'activité tel qu'il a été fait àEl-Kerma et Misserghine et prochainement à Oued Tlélat et réfléchir ensemblesur les possibilités de développer ces espaces et concrétiser des projetsd'investissement. Pour ledéveloppement du tourisme, la wilaya d'Oran dispose d'un riche potentielfoncier, selon le directeur de l'Urbanisme et de la construction. Parmi cesespaces touristiques, figure la baie de «Aïn Franine», à l'est, à dix minutesdu centre-ville qui offre en plus d'un paysage paradisiaque, des espaces pourtoutes les activités liées à la mer. La zone de «Madagh» sur plus de 140 ha àl'ouest avec son rivage, sa forêt et sa source thermale. Au centre-ville, lazone de la «Calere» de Sidi El-Houari sur 10 ha avec sa position stratégiquepar rapport au port de pêche, ainsi que le futur village artisanal dans le siteex-»Baudens» qui permet de développer des programmes mixtes en matière detourisme, culture et activités artisanales. Sans oublier la zone de «DayaMorsli» entre le 3ème et le 4ème boulevard périphérique, d'une superficie de300 ha, ainsi que l'extension du boulevard Front de mer et le boulevard del'environnement (frange maritime) qui offre un espace écologique et de détente.Mais face à cesopportunités qu'offre la wilaya d'Oran en matière d'investissement, lesopérateurs économiques ne sentent pas la bonne relance de cette machine. Lacréation de nouveaux organismes régulateurs pour faciliter et soutenirl'investissement ne semble pas la meilleure solution pour le développement dece créneau si, relève un opérateur économique lors de son intervention dans lesdébats, la coordination entre les différents ministères de l'économie n'existepas. Un chercheur universitaire et expert en économie a fait remarquer, pour sapart, «le retard important constaté dans la démarche du raisonnement même surle sujet, du fait qu'il existe une confusion dans la définition du concept.«Les communications ont été toutes axées sur l'aménagement du territoire, alorsque la nouvelle donne économique nous incite à parler du management duterritoire et notamment comment créer des micro-climats pour le développementde la ville», dira-t-il, estimant que le raisonnement tel que présenté,démontre que «nous sommes encore dans un Etat de type rentier alors qu'il fautune approche distributive. Au lieu de parler combien nous avons dépensé pourl'électricité, il faut dire combien de coupures nous avons eu en 2004. Il fautaussi dire qu'il y a dix ans, il fallait deux ans pour avoir une ligne téléphoniqueet maintenant ce délai a été réduit». Pour résumer, le même intervenant insistesur les compétences comme acteurs qui restent, même s'il y a chute du pétrole,et le développement de ce qu'il a qualifié de «la filière de la qualité de lavie» comme étant une part entière du management du territoire.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : BMokhtaria
Source : www.lequotidien-oran.com