200 hectares récupérés et 10 milliards d’indemnisation
Pas moins de 200 hectares de terres agricoles ont été intégrés dans le tissu urbain, tandis que l’enveloppe globale des indemnisations destinées aux exploitants des EAI et des EAC concernées par le processus d’expropriation, a atteint les dix milliards de centimes.
Ces données ont sanctionné la dernière réunion tenue par la commission de wilaya chargée du suivi de ces opérations, présidée par le directeur des services agricoles DSA, et en présence du secrétaire général de la wilaya. Concernant le processus d’indemnisation des agriculteurs, M. Midoune, DSA d’Oran, affirme que le wali d’Oran a instruit les responsables des deux directions concernées directement par l’opération, à savoir celle des domaines et de la réglementation ainsi que celle des affaires générales DRAG, afin d’accélérer au maximum le traitement du dossier des agriculteurs qui ont été dessaisis de leurs terres d’exploitation. Les indemnisations accordées, sont fixées en fonction de l’évaluation des superficies intégrées, assurées par la direction des domaines. L’autre information communiquée par le directeur des services agricoles concerne l’affectation des 200 hectares à la réalisation d’espaces verts, qui font cruellement défaut dans la wilaya. Le projet en lui-même sera bénéfique, mais on remarque que les premiers objectifs qui furent fixés à travers le lancement de ce processus et ceux annoncés par la suite, ne sont plus les mêmes. En effet, les pouvoirs publics avaient procédé à l’amendement de l’article 53 de la loi de Finances 1997 en vue de libérer les projets d’équipements publics, freinés par cet article qui n’autorisait pas l’urbanisation des superficies agricoles situées dans le tissu urbain. Ainsi, les anciennes autorités de la wilaya avaient affirmé, à cette époque, que les assiettes récupérées allaient servir à la réalisation d’équipements publics et des projets d’investissements. Ce projet n’est apparemment plus d’actualité étant donné que ces dernières seront transformées en espaces verts. De ce fait, l’hypothèse du changement de stratégies avec le changement de responsables se confirme encore une fois. Le plus redoutable serait d’envahir les espaces verts qui seront créés par le béton et retourner ainsi à la case départ.
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Amel S.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com