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Instantané



Instantané
La criminalité a augmenté dans nos cités de 2% depuis 2012, selon le chef du service de la recherche et analyse criminelles à la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), soulignant que les principales causes de cette criminalité sont, entre autres, l'absence de l'autorité parentale, l'échec scolaire et l'oisiveté.Aussi, même si parfois la criminalité n'est ni affichée ni dénoncée, elle demeure latente, car il n'y a ni plainte ni alerte de la société civile, laisse entendre le commissaire, qui met en avant l'importance de réaliser des infrastructures de loisirs et de détente et de culture aux alentours des cités et des quartiers. Des propos avancés avec justesse, lorsqu'on sait que nos cités, surtout les nouveaux lotissements fraîchement réalisés, ? sans les équipements de base ?, sont devenues presqu'un réceptacle de la violence au quotidien, à l'image de Birtouta, Souidania, Haouch El Mihoub, la cité El Malha, sans compter d'autres quartiers urbains et périurbains, où parfois l'on assiste à des batailles rangées. S'il est vrai que cette violence est à imputer à cette promiscuité qui pèse dans cette cohabitation entre «autochtones» et nouveaux pensionnaires venus de différents horizons, dont les jeunes trublions tiennent à imposer leur diktat, il n'est pas faux de mettre en avant l'absence d'infrastructures de base pour la tranche juvénile.Dans ce registre, serait-il superfétatoire de dire que la ville de Medellin a réussi en dix ans à réduire le taux de violence à 80%, grâce à la politique de proximité ' Au travers de ses politiques urbaines, Medellin initie le chemin de la paix et de l'équité en élaborant des projets intégrant les zones les plus pauvres et les plus violentes. Sa politique s'appuie sur l'urbanisme social à travers un investissement durable, visant à réduire sensiblement le taux de criminalité, tout en renforçant la sécurité des habitants. Jugez-en ! «La mairie de Medellin consacre un peu plus de 40% de ses quelque 1,5 milliard de dollars de budget annuel à l'éducation et la culture et s'enorgueillit d'être parmi les trois villes les plus innovatrices du monde», rapporte-t-on et ce, grâce à un urbanisme social bien réfléchi et des équipements culturels qui ne sont pas pleins de vide.N'est-ce pas que la sécurité et la culture de proximité demeurent deux principaux produits recherchés par la population ' La ville de Medellin s'est lancée, faut-il préciser, dans une ambitieuse politique d'investissements publics, en ouvrant des centres d'intégration sociale dotés de crèches, de salles d'exposition, de lieux de rencontre, de bibliothèques, de ludothèques et d'autres espaces récréatifs pour enfants et d'expression artistique pour les jeunes. Le sombre passé de la ville de Pablo Escobar semble, dit-on, bien loin derrière elle. Un résultat qui doit mettre la puce à l'oreille et donner des idées à certains responsables de nos institutions, surtout que l'Etablissement arts et culture se vautre dans une gestion indigente : la médiocrité est maître des lieux, les infrastructures désertées ou chichement exploitées et les bonnes volontés court-circuitées.


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