
Il y a quelques années, un juge américain avait condamné un citoyen aux travaux d'intérêt public pour avoir offensé le sentiment collectif US : confectionner un petit emblème national avant de le coller à l'arrière de son jean's. Cette provocation oiseuse au drapeau fut furieusement réprimée. Cette disposition outrancière du mec à se torcher avec un symbole collectif n'est autre qu'une atteinte à la mémoire, voire à la liberté collective. Mais le concours de vilénie ne s'arrête pas là.Sous d'autres cieux, dont le nôtre, combien de fois la permissivité frôle l'injure publique commise à l'égard de certains de nos symboles ' N'avions-nous pas signalé maintes fois, dans les colonnes de la présente rubrique, ces bacs à ordures sur lesquels on peinturlure des noms de chahid (pour montrer que le dispositif sanitaire appartient bel et bien aux habitants de la rue x ou y) ' N'avions-nous pas relevé ces produits pyrotechniques ramenés à coups de milliards de centimes par les barons de l'import-import de l'empire du Milieu et sur lesquels figure l'effigie de l'Emir Abdelkader ' Serait-ce une manière de confiner la grandeur de cet homme dans du vulgaire salpêtre ' Et que dire de ces clichés presque «tendance» ou ces emblèmes quasiment en lambeaux surfant aux quatre vents sur les cimes d'institutions publiques 'Dans la foulée, ces derniers temps, le quidam peut voir ces images loin d'être glorieuses et qui ne donnent pas moins et le haut-le-corps et le haut-le-c?ur ! Il ne s'agit pas du Brazuca, nom du ballon officiel dédié au Mondial 2014, dont l'icône emblématique réunit innovation dans le design et technologie de pointe. Ni du ballon Telstar arborant les hexagones noir et blanc. Mais de ces exemplaires de ballons sur lesquels tapent les bambins dans la rue. Que représentent-ils, ces ballons fabriqués ici ou made in là-bas qu'on voit accrochés dans des filets baluchons de certains magasins, me diriez-vous, sinon couverts du symbole national qu'est le drapeau Algérie : un élément si essentiel qu'il justifie une certaine révolte lorsque celui-ci, chargé d'histoire, de sens et de sacrifices se voit terni, voire piétiné.C'est un honneur de porter un maillot floqué de l'emblème national au c?ur, de s'offrir un écusson ou une banderole aux couleurs nationales, se draper du «âlam» dans les tribunes, mais taper sur une «derbouka» au drapeau d'El Djazaïr, l'on s'interroge si ce geste, ludique soit-il, renferme une lecture cachée ou ostensible. Comme on ne peut faire l'impasse sur la question : l'outrageur (fabricant, importateur ou commerçant) a-t-il de bonnes raisons de se foutre du droit fondamental de la collectivité et de la mémoire des chouhada ' Après, on serinera aux jeunes harraga d'avoir de l'amour patriotique pour leur pays ou à un mioche de respecter le drapeau vert et blanc au croissant et à l'étoile rouges dans le préau de son école !
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M Tchoubane
Source : www.elwatan.com