
L'Algérie, qui compte devenir un pèle en biotechnologie d'ici 2020, ambitionne de réaliser son premier produit innovant d'ici 2030. Un projet qui sera élaboré en partenariat avec les Américains. L'échéancier pour la mise en place d'un environnement favorable pour cette industrie a été fixé entre 2016 et 2020. Ce futur pèle biotechnologique sera le 4e au niveau mondial, après celui de Boston, d'Irlande et de Singapour.Salima Akkouche - Alger (Le Soir) - Le projet est très ambitieux. Mais il semble réalisable de l'avis des acteurs dans l'industrie pharmaceutique. L'Algérie, une destination de recherche et de développement dans la biopharmaceutique ' Les acteurs qui se sont lancé dans ce projet et réunis au sein de l'association algérienne des laboratoires pharmaceutiques innovants n'ont aucun doute.Pour ce faire, une feuille de route a été tracée pour 2016 à 2020 afin de mettre en place un environnement favorable pour cette industrie. Il s'agit de mettre en place un programme de formation, la création d'un référentiel algérien, la formation dans les principales fonctions de l'industrie biotechnologique, la formation d'experts auditeurs capables d'accompagner la mise aux normes pour faire de l'Algérie un pèle en biopharmaceutique, la formation des formateurs, des textes réglementaires...Au-delà de 2020, «nous allons commencer le vrai travail cette année pour permettre à l'Algérie d'avoir sa propre activité en biotechnologie en 2030», a souligné Ismael Chikhoune, président du conseil d'affaires algéro-américain.Les Algériens, promet le ministère de la Santé, auront un accès aux produits innovants et à des traitements de pointes. Le projet qui sera réalisé en partenariat avec les Américains a vu le jour en juin 2014 avec la signature d'un mémorandum entre les deux parties.Selon l'ambassadrice des états-Unis en Algérie, ce projet va générer plus de 12 milliards de dollars d'investissements directs. 48 projets américains sont en cours de réalisation en Algérie, dit-elle dont 9 dans le pharmaceutique. De son côté, Ali Haddad, chef du forum des chefs d'entreprises, invite les Américains à investir davantage en Algérie.Les échanges entre les deux pays, dit-il, ont diminué de moitié entre 2010 et 2014 allant de 15,9 milliards de dollars à 7,6 milliards de dollars. Le nombre de sociétés américaines installées en Algérie a aussi baissé de 69 en 2013 à 59 en 2014.Selon Haddad, une entreprise étrangère sur 100 installées en Algérie est américaine. «Nous voulons des relations économiques d'exception», a-t-il souhaité.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : S A
Source : www.lesoirdalgerie.com