Le pont de Saint Rémy fermé à la circulation automobile
La direction des travaux publics de la wilaya d’Oran a décidé, vendredi passé, de fermer à la circulation automobile
le pont de Saint Rémy, relevant de la commune de Sidi Chami.Selon nos sources, cette décision inter-vient moins de deux mois après l’inauguration de cet ouvrage d’art. Approché, le responsable de la maintenance des ponts au niveau de cette même direction estime que le problème ne concerne que le confortement des piliers sur lesquels repose le pont et que l’ouvrage d’art devait rouvrir hier samedi 23 juin. Selon des riverains, le pont a été interdit à la circulation pendant toute une journée. Pour pouvoir contrôler la circulation, une seule partie était laissée à la disposition des automobilistes ce qui a donné lieu à de nombreux embouteillages et à une indescriptible cacophonie
en plus des risques qui pouvaient se produire du fait des travaux engagés sur l’ouvrage. Pour rappel, il y a quelque temps de cela, des automobilistes se plaignaient de l’étroitesse du pont qui empêchait le passage de deux voitures à la fois. Ceci, assure-t-on encore, n’a pas manqué de provoquer des fissurations, par ailleurs visibles à l’œil nu sur cet ouvrage, dont l’inauguration remonte à moins de deux mois et qui a déjà enregistré de nombreux accidents, la plupart du temps, imputables aux dépassements dangereux. Interpellés, des responsables ont confié que, pour éviter toute mauvaise surprise, le pont sera contrôlé une fois tous les quatre mois. Ainsi, des malfaçons continuent à être relevées dans les échangeurs et ponts comme cela a été le cas pour l’imposant échangeur d’El-Bahia dont les travaux ont traîné pendant plus de trois longues années au cours desquelles il a été confronté à de nombreuses difficultés techniques. Pour justifier ces problèmes, les officiels avaient avancé l’existence d’une nappe d’eau souterraine sous les piliers. Pour ces raisons, 3 de ces piliers avaient dû être démolis, faisant traîner davantage les travaux et engloutissant des crédits supplémentaires et la réalisation de nouveaux soutènements. Les cas du pont de Saint Rémy et celui d’El-Bahia n’étant pas isolés, il y a lieu de citer celui de l’échangeur d’Es-Sénia où les piliers ont également été rasés et les travaux, qui avaient pourtant atteint un taux d’avancement de 60 %, entièrement refaits. Pour justifier ces anomalies, les responsables avaient évoqué l’insuffisance de la hauteur entre la chaussée et le pont, une hauteur qui, confie-t-on, ne dépassait guère les cinq mètres. Pour ces raisons, le contrat avec l’entreprise chargée de la réalisation de cet autre important ouvrage d’art avait été résilié et les travaux confiés à une autre qui a complètement refait les travaux de réalisation du pont. Ainsi, à Saint Rémy comme à El-Bahia, Es-Sénia, et très probablement ailleurs, les carences dans l’exécution des travaux d’une telle importance ne se comptent plus et semblent encouragées par l’absence de contrôle. Ceci, croit-on savoir, est général à l’ensemble des travaux routiers et ouvrages d’art à travers la wilaya d’Oran que des responsables font vite d’imputer à des problèmes techniques faciles à maîtriser.
Par Amine R.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com