Dans un communiqué publié et rendu public suite à l'effondrement enregistré dimanche en fin d'après-midi dans une habitation privée à Hai Saint Antoine (Ville nouvelle), la wilaya d'Oran vient d'adresser des instructions aux propriétaires des immeubles privés vétustes à lancer des opérations de rénovation. Selon un communiqué de la cellule de communication de la wilaya «les propriétaires des anciens immeubles (privés) sont appelés à effectuer des travaux de restauration, afin d'éviter d'éventuels effondrements qui risqueraient d'engendrer des pertes humaines et matériels».En effet, l'effondrement de la façade et la toiture de l'immeuble de St Antoine composé d'un R+1 vide, n'a pas fait de victime. L'incident s'est produit peu avant 19h, lors des heures du confinement, sinon le bilan aurait pu être très lourd. Selon le communiqué de la wilaya, «le premier responsable de l'Exécutif a chargé le chef de daïra de se rendre sur les lieux de l'effondrement et faire le constat». Cet incident fait revivre les crainte des familles qui occupent des habitations jouxtant des immeubles évacués et non démolis. A Oran, ce sont des dizaines de bâtisses évacuées qui attendent toujours d'être démolies. Dans certains cas ces immeubles sont carrément squattés par des familles. Oran compte 116 immeubles désaffectés et non démolis, squattés par des mal-logés à travers, plusieurs quartiers de la ville d'Oran. Dans les dernières années de 18.333 familles qui résidaient dans 752 anciennes bâtisses, réparties à travers le territoire de la commune d'Oran ont été relogées alors que le nombre d'immeubles désaffectés démolis, ne dépasse pas les 150, ce qui ouvre la voie aux familles en quête d'un relogement, pour réoccuper ces bâtisses au péril de leur vie. La wilaya d'Oran a, en outre, mis en garde toute personne squattant des habitations menaçant ruine qui ont été fermées après avoir été évacuées et leurs occupants relogés. Les mêmes services indiquent que les contrevenants, feront l'objet de poursuites judiciaires et traduites devant les services compétents. De leur côté, les propriétaires privés de ces immeubles sont tenus d'assurer la surveillance de leurs biens et éviter toute occupation de ces lieux dangereux. En cas de négligence du gardiennage de ces immeubles et s'ils sont squattés par des indu-occupants, la responsabilité pénale sera partagée entre le propriétaire de l'immeuble et les squatteurs. D'autre part, en cas d'incident provoqué par l'occupation de ces habitations et/ou pouvant être à l'origine de dégâts humains ou matériels, toute la responsabilité incombe au propriétaire de l'immeuble et les squatteurs, peut-on lire dans le communiqué de la wilaya. Dans le même contexte, les services de la wilaya se dégagent de toute responsabilité en cas d'incident ou de danger pouvant toucher les biens ou les personnes dans ces immeubles qui ont fait l'objet de fermeture, en attendant leur démolition.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : J Boukraa
Source : www.lequotidien-oran.com