Le phénomène de l'immigration clandestine n'épargne pas nos nationaux lesquels au même titre que les subsahariens endurent les geôles marocaines.
Ainsi selon une enquête menée auprès de clandestins qui ont été refoulés, environ 250 clandestins, dont 80 mineurs, qui ont voulu forcer le destin et passer vers l'autre rive de la Méditerranée à travers le sol marocain, croupissent dans les geôles de sa Majesté en endurant les pires des supplices dans des conditions des plus inhumaines.
Leur aventure commence à la frontière algéro-marocaine où ces candidats à l'exil sont pris en charge, moyennant 3 000 DA, par des passeurs algériens qui les confient, tel du bétail, à leurs acolytes marocains au niveau de la frontière. Une fois au Maroc, c'est la débrouille pour tenter de passer inaperçu jusqu'à El-Hoceima et Nador.
Une fois dans cette ville, des trafiquants marocains fournissent des cartes d'identité marocaines avec photo du clandestin pour franchir aisément le poste de police espagnol à Melilla.
Durant ce périple, les clandestins algériens qui tombent dans les filets des services de sécurité subissent des supplices avant d'être refoulés. D'après des témoignages recueillis auprès de 35 Algériens refoulés vendredi dernier par les Marocains pour séjour illégal, la majorité de leurs concitoyens interpellés se trouvent dans les commissariats de Tétouan, Nador, Oujda et Berkane. Ils sont pour leur majorité, originaires de Mostaganem, Bab El-Assa, Oran, Alger et Maghnia.
À la suite de leur arrestation par le makhzen, gendarmes ou police, ces clandestins passent en moyenne 20 à 25 jours en prison avant d'être présentés devant le procureur du roi qui décide l'expulsion ou la détention. Le sourire aux lèvres, Salim, d'Oran, ne cache pas sa joie de se retrouver dans un commissariat algérien. 'Le comportement de nos policiers vis-à-vis des clandestins est bien meilleur à tout point de vue par rapport à leurs collègues marocains. Ils sont simplement inhumains là-bas'. Il ajoute qu''ils nous entassent jusqu'à 20 personnes dans une pièce qui est faite pour en contenir la moitié. En plus des conditions d'hygiène lamentables et les risques que peut engendrer la promiscuité surtout avec une forte présence de subsahariens, la nourriture était très sommaire, insuffisante et irrégulière ce qui a fait perdre bien des kilos à tout le monde'.
La majorité des clandestins algériens refoulés du sol marocain se montre très enthousiaste une fois sur le sol national non sans montrer une certaine solidarité vis-à-vis des amis de galère restés encore dans les geôles marocaines'
A M
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed Ammami
Source : www.liberte-algerie.com