
Ce sont des candidats particuliers qui ont passé hier les épreuves du brevet d'enseignement moyen, dans des conditions tout aussi particulières. Il s'agit des détenus de l'établissement pénitentiaire d'El Harrach qui étaient au nombre de 181 à passer l'examen sous une surveillance renforcée. Ils sont en outre 5 614 détenus à composer sur le territoire national.F.-Zohra B. - Alger (Le Soir)L'établissement pénitentiaire d'El Harrach a connu hier une activité peu commune avec l'installation des encadreurs et autres surveillants du secteur de l'Education nationale chargés de surveiller et d'encadrer les épreuves du BEM. Les journalistes présents sur les lieux contribuaient aussi à sortir de la routine où la discipline règne en maîtresse. Dès le coup d'envoi des épreuves, des gardiens ont été postés dans les couloirs de l'aile transformée pour les besoins de l'examen en classes. Selon une responsable, ce sont les personnes détachées du secteur de l'éducation qui prennent en charge le déroulement de l'examen dans l'espace réservé aux épreuves au sein de l'établissement. Une heure après le début des épreuves, concentrés, les candidats répondaient aux questions du sujet d'arabe. «Il ne faut pas les perturber, nous avons un coefficient cinq pour la matière d'arabe, ils doivent rester concentrés.» Conseille la responsable aux journalistes présents. Pour leur part, les détenus concentrés levaient à peine les yeux de leurs feuilles d'examen. Mokhtar Felioune, directeur de l'administration pénitentiaire et de la réinsertion au ministère de la Justice, présent sur les lieux, précisera que sur le territoire national, ce sont 5?613 candidats détenus qui passent les épreuves du brevet d'enseignement moyen au niveau des différents établissements pénitentiaires. Le nombre est en hausse selon le responsable par rapport à l'année passée puisque 4?500 candidats avaient passé les épreuves. Il y a aussi sur le territoire 38 centres agréés par le ministère de l'Education nationale. Au niveau des établissements, 32 femmes passent les épreuves qui s'étalent sur trois jours. Pour ce qui est du taux de réussite, il était de 43% l'année passée selon Mokhtar Felioune qui dira espérer de meilleurs résultats pour cette année, au vu précise-t-il de la préparation tout au long de l'année. Le responsable expliquera aussi que les lauréats seront inscrits en 1re année secondaire. «Nous aidons aussi ceux qui sortent de prison ou bénéficient d'une grâce pour leurs démarches d'inscription aux études par correspondance. Ils sont suivis et aidés par les services extérieurs d'insertion sociale une fois libérés, explique Mokhtar Felioune. Le plus jeune candidat passe les épreuves à Bouira, il est né en 1999. Le plus âgé est né en 1944 et passe les épreuves à Adrar. Pour ce qui est des femmes la plus jeune est née en 1992 et compose à Oran.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : F Z B
Source : www.lesoirdalgerie.com