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Ils ont marqué leur époque L'Emir Abdelkader (2e partie)



Ils ont marqué leur époque L'Emir Abdelkader (2e partie)
Résumé de la 1re partie - Doué d'un esprit curieux et d'une mémoire phénoménale grâce à laquelle, alors qu'il était en captivité, il pouvait citer les philosophes grecs et de nombreux écrits sans les avoir à proximité.
En 1820, lors d'un second voyage à La Mecque et Médine, avec des pèlerins et son père Mahieddine, sur «Le Castor», brick de commerce du capitaine français Jovas, il passa par Alexandrie. Pendant son séjour en Egypte, Abdelkader fut frappé des changements que Mohamed Ali venait de faire à son armée et des améliorations de l'administration de ses Etats, ce modèle ' qui avait permis une quasi-indépendance vis-à-vis des Ottomans comme des Anglais et des Français ' les frappa, lui et son père. À leur retour, ils racontèrent que d'anciennes prophéties annonçaient qu'Abdelkader deviendrait un jour le «sultan des Arabes». C'était se dresser contre l'institution ottomane des Deys. Les populations arrivèrent en foule au douar des Hachem, où ils passaient leurs journées en prières, sous leurs tentes. Les offrandes étaient du grain, du bétail, mais aussi des chevaux, de l'or, de l'argent et des armes. Rapidement, cette mobilisation autour de la vénération que son père et lui avaient acquise, inquiéta Hassan-Bey, gouverneur d'Oran. Pour mettre un terme à l'influence et à ces menées révolutionnaires, ce dernier prononça la peine de mort contre le père d'Abdelkader.
Or, cette condamnation arriva au moment de la prise d'Alger par les Français en 1830. Mahieddine, le vieux marabout, se mit alors à prêcher la «guerre sainte». L'objectif était la reprise d'Oran. Des milliers de musulmans accoururent et se rangèrent sous ses ordres, le gouverneur d'Oran, Hassan, en fuite, demanda asile à celui dont il avait mis la tête à prix.
Le marabout allait lui offrir l'hospitalité et ses services, mais Abdelkader s'y opposa énergiquement : le bey d'Oran dut se rendre quelques jours plus tard aux troupes françaises. Mahieddine, choisi comme chef de l'insurrection, marcha avec ses troupes d'abord contre la garnison turque de Mascara, qu'il massacra sans pitié, puis il combattit courageusement les Français sous les murs d'Oran avec son fils Abd el-Kader qui s'y attira la réputation de baraka ' il aurait été à l'abri des balles et des boulets et aurait eu deux chevaux tués sous lui. Son burnous blanc «rougi du sang des siens», fut conservé comme une relique. La prise d'Alger et d'Oran par les Français signifiait la chute de la province de l'empire ottoman et le début de la colonisation de l'Algérie par la France. Les tribus nomades locales semblaient donc avoir recouvré leur liberté, mais elles étaient sans unité : Mahieddine, tout influent qu'il était, n'était pas souverain et quelques tribus ne lui obéissaient pas. De plus, ces tribus s'inquiétaient de l'extension de la conquête française. (A suivre...)
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