Ahmed Rachedi. (président du jury, cinéaste algérien) :«Je me demande pourquoi les chaînes de télévision arabes ne s'intéressent pas au cinéma. Elles ne réservent presque pas d'espace au septième art. Pourtant, les films produits dans le monde arabe est relativement faible, à peine une soixantaine annuellement. Les 1200 chaînes de télévision de la région ne consacre même 1% de leur programmation au cinéma.»
Leila Taher. (actrice égyptienne) :
«Je suis ravie de me retrouver en Algérie pour la première fois. Et je suis d'autant plus ravie que j'ai été honorée par le Festival d'Oran. Une manière également d'honorer l'art égyptien. Je suis sûre que je reviendrai en Algérie. Le cinéma égyptien ne s'est pas arrêté. Il est vrai que les conditions politiques de l'année passée en ont freiné un peu l'élan, mais ses activités ont bien repris cette année.»
Asmae El Modir. (cinéaste marocaine) :
«Les couleurs du silence est mon premier film professionnel. C'est quelque peu l'histoire vraie de mon grand-père que je voulais raconter. J'ai travaillé surtout sur la philosophie des couleurs en montrant la fillette sourde et muette qui va chercher du poisson auprès de son père pêcheur. Un petite quantité qui ne suffit pas pour nourrir la famille. C'est la simplicité de la vie. L'amour existe en dépit de la pauvreté. La pauvreté n'a jamais été un défaut.»
Nabil Hadji. (président du jury documentaires, critique algérien) :
«Je pense que le Festival d'Oran se renforce avec cette compétition sur les films documentaires. Actuellement, la situation politique difficile dans les pays arabes amène les cinéastes à s'intéresser davantage aux films documentaires. C'est un véritable phénomène. Les nouvelles technologies encouragent également les jeunes Arabes à s'intéresser au cinéma.»
Akram Zaghba. (cinéaste algérien) :
«Gandoura Blanche évoque l'histoire deux personnes qui manipulent des jeunes. Leur but est de détruire un pays, un peuple ou une famille. Des manipulateurs qui viennent souvent de l'extérieur puisque dans le court métrage, on voit bien que l'homme qui donne des ordres au jeune kamikaze s'exprime mal en arabe. Les jeunes manipulés n'ont pas le niveau de connaissance qui les protège.»
Wassim El Korbi. (cinéaste et critique tunisien)
«Il y a trop de bavardage dans le cinéma arabe. La participation dans les festivals reste conditionnée par certains aspects. En Europe, par exemple, on adore montrer les films arabes sous l'aspect du folklore. En Tunisie, le ministère de la Culture n'appartient plus aux artistes. La seule solution est d'opter pour la production indépendante des films.»
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Fayçal Métaoui
Source : www.elwatan.com