Les lycéens des classes de terminale de la majorité des établissements de
la capitale de l'Est ont arrêté, hier, les cours, réclamant la détermination du
seuil du programme du baccalauréat pour cette année. «Nous avons un programme
surchargé et les grèves des enseignants qui se sont déroulées dernièrement ont
compliqué la situation», nous ont déclaré hier matin des lycéens grévistes. «De
toute façon, il serait pratiquement impossible de terminer tous les programmes
avant l'examen du bac », ont-ils argué pour justifier le boycott des cours. Unanimes,
ils ont déclaré que leur mouvement résulte d'une large concertation entre les
lycéens qu'ils ont mené par des contacts sur Facebook
et par des rencontres individuelles et collectives.
«C'est jeudi dernier que nous avons pris la décision de déclencher une
grève ouverte pour obliger la tutelle à fixer officiellement la liste des cours
qui seront concernés par les sujets des examens du bac», nous a affirmé un
autre groupe de lycéens au cours de la marche qu'ils ont organisée vers la
direction de l'éducation. Toutefois, ils n'ont pu accéder à cette
dernière compte tenu de l'important dispositif sécuritaire déployé tout
autour du bâtiment abritant la direction dans le quartier du Coudiat qui a fermé toutes les issues y conduisant. Les
manifestants se sont alors dispersés dans les quartiers alentour et au centre
de la ville, pour lancer leurs slogans avant de se disperser. D'autres groupes
ont tenu des conclaves au niveau de certains lycées afin de décider de la suite
à donner à leur mouvement et sont sortis avec la résolution de poursuivre la
grève. Questionnés, des chefs d'établissements, s'exprimant à titre officieux, ont
estimé qu'il était très tôt encore de parler de ce sujet alors que les cours
viennent à peine de débuter.
Interrogé à son tour, M. Gaouir, chargé de la
communication au niveau de la direction de l'éducation, a tout d'abord minimisé
l'envergure du mouvement de grève qui, selon lui, aurait touché seulement
quelques établissements de la ville des ponts, encore que dans certains lycées,
a-t-il estimé, l'appel n'a été suivi que partiellement. Ensuite, le
représentant de la DE
a tenu à rappeler les dispositions de la circulaire n°450 du 20 août 2011 de la
direction de l'enseignement secondaire et technique du ministère de l'Education
nationale stipulant dans le fond que les procédures des examens du baccalauréat
seront les mêmes que celles de l'année passée et qu'il n'est pas question de
changer les programmes et que l'arrêt des cours a été fixé pour le 11 mai 2012.
«Nous sommes en train de mener une concertation avec les lycéens en
tentant de leur faire comprendre qu'ils sont dans l'erreur, a affirmé M. Gaouir, et nous avons chargé tous les chefs
d'établissements de leur faire la lecture de cette circulaire et leur expliquer
que la tutelle a tenu compte de l'allégement des programmes et leur a ouvert
les lycées les mardi et samedi pour des cours d'appoint».
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Posté par : sofiane
Ecrit par : A Mallem
Source : www.lequotidien-oran.com