Le 26 avril 2010,
en tout début de matinée, un corps sans vie, en état de nudité, a été découvert
par des passants allongé sur le bas-côté de la route, à quelques encablures de
la localité de Gdyel. Saisie de la découverte macabre, la brigade de
gendarmerie nationale a aussitôt ouvert une enquête. Déposé au niveau de la
morgue de l'hôpital d'El-Mohgoun, le défunt a été identifié par sa famille. Il
s'agit d'un jeune, la vingtaine, chômeur, habitant dans l'un des patelins épars
de la daïra de Gdyel. L'examen post-mortem du corps relèvera les traces de deux
coups violents sur le crâne, ainsi que celles de deux coups de couteau, plutôt
superficiels, au niveau de la poitrine. Le décès fut provoqué par les coups
assénés à la tête, selon le rapport médico-légal. Les enquêteurs n'ont pas mis
beaucoup de temps pour élucider le crime. Les deux auteurs présumés du forfait
ont été arrêtés dans les 48 heures. Ce sont deux amis de la victime, répondant
aux initiales de G.A. et N.M., tous deux âgés de 22 ans.
Reconstitution des faits. Dans la nuit du 26
avril 2010, la victime et son ami G.A. se sont rendus ensemble dans une sorte
de gîte végétal niché dans la forêt pour y passer une soirée bien arrosée.
Comme convenu, leur troisième copain, N.M., les a rejoints quelque temps plus
tard. On picole depuis des heures, et l'ivresse commence à exciter les vices
contre nature de H.K. (la victime) qui a voulu avoir des rapports sexuels avec
N.M. sous la contrainte. Une dispute a éclaté. La victime reçoit deux coups de
pierre sur la tête donnés par G.A. A la barre, celui-ci a déclaré que «je
voulais juste intervenir pour délivrer N.M. de son agresseur, en lançant de
petits cailloux sur ce dernier.» Mais les «petits cailloux» ont fini par
fracasser un pan du crâne de la victime lui causant une forte hémorragie
interne. La version des faits des deux prévenus, soigneusement scénarisée dans
la cellule vraisemblablement, se heurtait à ce petit détail: pourquoi la
victime se trouvait complètement déshabillée à mille lieues du lieu du crime ?
Voulant par là une sanction exemplaire, le représentant du ministère public a
requis la peine capitale contre les deux mis en cause. A l'issue des
délibérations, G.A. a été déclaré, à l'unanimité, coupable d'homicide
volontaire, et a écopé de 15 ans de réclusion criminelle. N.M., quant à lui, a
été condamné à 10 ans de réclusion pour complicité.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Houari Saaïdia
Source : www.lequotidien-oran.com