Après cassation, la Cour maintient la peine de 20 ans de réclusion
La Cour criminelle d’Oran a condamné, hier, le mis en cause G.D., accusé dans une affaire d’association de malfaiteurs, vol qualifié et homicide volontaire avec préméditation, à 20 années de réclusion, une peine déjà prononcée lors du premier procès en 2003. En décembre 2002, le dénommé F.S., âgé de 76 ans, étant parti d’Aïn Témounchent, se rendait à bord de sa voiture à Oran pour rendre visite à sa familiale. Arrivé au niveau du lieudit «Le Rocher», il s’arrêta pour un besoin pressant. C’est là qu’un groupe de plusieurs individus fit irruption devant lui. Munis d’armes blanches, les agresseurs lui intimèrent l’ordre de leur remettre ce qu’il avait sur lui. Suite à quoi, ils lui portèrent plusieurs coups de couteau, le laissant baigner dans une marre de sang et prirent la fuite à bord de son véhicule. Après la découverte du corps, une enquête est ouverte par les éléments de la sécurité. Les investigations menées ont abouti à l’arrestation de quatre individus dont un mineur. Jugés une première fois, des peines maximales avaient été prononcées contre les mis en cause. Par ailleurs, G.D. qui avait tout au long de ce premier procès clamé son innocence, s’était pourvu en cassation. Appelé hier à la barre, G.D. réitérera les mêmes propos. «Certes monsieur le juge, j’ai bel et bien participé à l’agression et au vol. Mais à aucun moment je n’ai fait usage d’armes blanches ou porté des coups qui se sont soldés par le décès de la victime» expliqua-t-il au magistrat. «Ce que vous avancez là, lui rétorquera le juge, c’est votre version des faits, et si comme vous le dites vous n’avez pas participé à cet odieux crime, pour quel raison ne l’aviez vous pas dénoncé? Vous avez, tout comme vos autres complices, pris la fuite», martèlera le juge. «Non, insistera l’accusé, je ne savais pas que le vieil homme était mort, je pensais qu’il avait de simples blessures.» «Pour vous, ajoutera le magistrat, ce septuagénaire qui avaient reçu quatre coups de couteau dont deux au niveau du thorax, ne présentait aucune gravité...?» Le représentant du ministère public insistera sur la cruauté de cet acte. «Cet homme, dira l’homme de loi, aurait bien pu être votre grand père, pourtant vous ne l’avez pas épargné.» et de requérir la peine capitale contre l’accusé.
La défense plaidera les circonstances atténuantes pour l’association de malfaiteurs et vol, alors qu’elle demandera l’acquittement de son mandant pour ce qui est de l’homicide. Aux termes des délibérations, la Cour retiendra la peine prononcée lors du premier procès.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com