Oran - Revue de Presse

Il tue son amie et la jette du haut d’une falaise



L’accusé condamné à 20 ans de réclusion Accusé dans une affaire d’homicide volontaire avec préméditation, le dénommé B.K. a été condamné hier par le tribunal criminel de la cour d’Oran à la peine de vingt années de réclusion. Cette affaire remonte au mois d’avril 2003. La dépouille d’une jeune femme a été découverte par les éléments sécuritaires au niveau d’une falaise d’une plage d’Arzew. La dépouille, selon les premières constatations, portait des traces de violences. La défunte avait des hématomes sur différentes parties de son corps. La dépouille a été évacuée au service de la médecine légale où une autopsie a été opérée. Le rapport du médecin légiste a révélé que la victime a subi des violences physiques. L’enquête ouverte par les éléments de la gendarmerie leur a permis d’identifier en premier lieu la victime. Il s’agit de la dénommée R.M., habitant dans la localité de Gdyel. Cette dernière, selon les éléments de l’enquête, entretenait une relation avec le mis en cause, un homme marié originaire d’Arzew. Arrêté, ce dernier a reconnu cette relation mais il réfuta les accusations portées à son encontre. Certes, je connaissais la défunte et j’entretenais avec elle une relation. Il précisa aux enquêteurs «que la défunte avait des relations avec d’autres hommes». Le mis en cause n’avait pas nié, soulignons-le, que le jour du drame il était avec sa compagne. Il a expliqué aux enquêteurs qu’il a fait quelques tournées dans les bars avec elle avant de la quitter aux environs de 17 heures après lui avoir donné un peu d’argent. B.K a ajouté que la défunte lui avait confié qu’elle avait un autre rendez-vous ce jour-là. Entendue à son tour par les enquêteurs, l’épouse du mis en cause a fait des déclarations qui ont enfoncé son mari: «Suite au drame, j’ai eu une dispute avec mon mari qui a réagi très violement, il m’a menacé en disant: «Je te tuerai et je te jetterai comme je l’ai fait pour R.M.». Appelé hier à la barre, le mis en cause qui a déjà été jugé une première fois et condamné à 15 ans, rejeta en bloc les griefs portés à son encontre. A propos des déclarations accusatrices de son épouse, il a dit «il s’agit d’une crise de jalousie car elle a appris que j’entretenais une relation extraconjugale. Elle s’est tout simplement vengée de moi». Lors de son réquisitoire, le représentant du ministère public a requis à l’encontre du mis en cause la peine maximale. La défense plaidera la non culpabilité, pour manque de preuves tangibles. Aux termes des délibérations, l’accusé a été condamné à la peine de vingt ans de réclusion. H.Y.
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