Le destin a voulu que le directeur général du journal "Al-Rai" Ahmed Benaoum dit "Moussa" nous quitte en exil à Marseille, après que la maladie l'ait épuisé et subi plusieurs interventions chirurgicales au c?ur.Le défunt portait l'Algérie dans son c?ur, il a servi de nombreuses années au sein des services de renseignement algériens, et il était connu comme étant un défenseur acharné de l'Algérie, et même après avoir quitté ce secteur sensible. Refusant de rester immobile, il s'est impliqué alors dans le secteur des médias et a créé un hebdomadaire "Détective" en langue française avec la collaboration du journaliste Said Zahraoui et le défunt Nasroche Nasreddine et ce, immédiatement après la libéralisation des médias . Le défunt, de par sa passion et son attachement à la presse, a fondé l'hebdomadaire "Al-Rai", et en 1997, il nous sort le journal "Al-Rai", qui a suscité la polémique, en raison de son audace à aborder les sujets classés comme "tabou et interdit". Le quotidien Al-Rai, et dans un court temps, a occupé une place très avancée dans l'espace médiatique. Il a pu marquer sa présence dans toutes les régions du pays. Vu que le défunt Ahmed Benaoum ne connaissait pas ?'l''interdit" , il ne pouvait tolérer le silence devant les mauvais comportements qui prévalaient dans le pays à l'époque de la "Issaba" où la corruption s'est propagée. L'histoire retiendra qu'il fut le premier à avoir demandé par le biais des journaux ?'Al-Rai'' et "Journal de l'ouest", le départ du président Bouteflika, ce qui lui a valu la fermeture du journal. Selon lui: "Ce n'est qu'une simple taxe qui peut attirer l'attention des Algériens sur ce qui va arriver. Ce qui suivra sera le plus dangereux et le plus difficile à supporter." En effet, le 26 juillet 2003, le journal Al-Rai a publié un article enflammé intitulé: "Compassion pour le misérable Algérien: partez, président!" Cela a conduit au retrait de "Al-Rai" et le reste des journaux publiés. Cette fameuse date marque le début d'une série de poursuites judiciaires et policières. M. Ahmed Benaoum qui s'est fait connaître du public, a été arrêté à plusieurs reprises. Incarcéré pendant dix mois, il a été innocenté par le tribunal correctionnel d'Oran en juin 2005 et ce, après la détérioration de son état de santé. Il souffrait d'un blocage des artères du c?ur et avait précédemment subi une intervention chirurgicale en France. Au début de l'année 2000, il décide de partir en France, et de s'y installer, et depuis cette date, il ne retourna jamais dans son pays d'origine. Le destin a voulu qu'il soit enterré dans son pays après la disparition de la ?'Issaba'' qui l'a emprisonné.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ismain
Source : www.reflexiondz.net