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Il existe un réel engouement pour la musique classique



Il existe un réel engouement pour la musique classique
Vous dirigez l'Institut régional de formation musicale d'Oran depuis trois ans, et cet établissement revit à travers une animation manifeste?
L'idée était géniale de placer à la tête de cet établissement un professionnel de la musique. C'est la personne tout à fait indiquée pour diriger une école de cette envergure. D'autant plus qu'Oran est la deuxième importante ville d'Algérie. Il fallait être à la hauteur de la confiance mise à mon endroit par les habitants et plus particulièrement les apprenants mélomanes. Ce qui n'était pas le cas avant.
Et maintenant?
Actuellement, je vous parle du personnel de l'IRFM (Institut régional de formation musicale) d'Oran, qui travaille dans la sérénité la plus totale. Avec calme et sans pression. Alors qu'avant, il existait des problèmes de gestion, de pédagogie?Depuis, l'IRFM d'Oran s'est remis sur les rails pour ?uvrer et travailler collectivement afin de hisser la musique universelle et algérienne plus haut.
Vous gérez d'autres annexes régionales?
Oui, nous gérons plusieurs annexes de l'ouest du pays, telles que celle de Relizane. C'est une belle annexe. Mais pour moi, à mon humble avis, il fallait ouvrir celle de Mostaganem. Une ville d'une grande mélomanie. Et puis, sa situation géographique, sa proximité marine et maritime?On aurait eu plus d'inscrits qu'à l'annexe de Relizane, qui commence en début d'année avec 40 inscrits et se retrouve en fin d'année avec 10 à 15 étudiants. Par contre, l'annexe de Sidi Bel Abbès, non ! Il y a un engouement pour la pédagogie. Et puis à Oran, ça marche encore mieux. Parce que c'est la proximité. Les gens viennent nous rendre visite. Les parents d'élèves font confiance à l'administration et à la direction pédagogique. Donc, ils nous confient leurs enfants et nous leur dispensons des cours pédagogiques.
Vous acceptez les amateurs?
Oui, absolument. Nous avons une classe réservée aux amateurs. Une sorte de classe de prospection. Plus de 150 jeunes amateurs qui veulent apprendre la musique. Ils viennent le mardi après-midi. Nous mettons à leur disposition tous les moyens. Ils ne ramènent rien avec eux. Nous leur remettons nos différents instruments. Nous leur donnons des cours de solfège. Il existe un réel et palpable engouement. Nous avons créé, lors de cette rentrée, une pépinière de quelques instruments. Moi, en tant qu'hauboïste ( joueur de hautbois), je vais prendre deux jeunes élèves, des amateurs et les former au hautbois. Une pépinière de jeunes musiciens qu'on va suivre. D'autant plus que nous avons une convention avec le conservatoire d'Oran, qui nous envoie ses élèves que nous les formons.

Comment procède-t-on à l'audition '
Nous faisons des tests psychotechniques devant une commission d'experts évaluant les aptitudes et décelant un éventuel talent. Ils viennent de tous les quartiers d'Oran, Aïn Beïda, Messerghine, et même de Mascara. Nous avons acheté des instruments de musique. Car il y avait un manque chronique à ce niveau, tributaire de l'ancienne gestion. Nous offrons gracieusement les instruments de musique- suite à une signature de décharge- ainsi que des accessoires aux élèves et aux amateurs, comme les cordes, les chevilles, les partitions de musique ou encore les ouvrages (dictionnaires, les encyclopédies de musique...), puisque nous réservons un budget à cet effet. Il existe un chapitre relatif à cela. Donc, l'IRFM d'Oran leur offre tous les moyens. Pourvu qu'ils apprennent la musique.
Vous enseignez aussi?
Oui, j'enseigne. J'ai une classe de «hautbois». La ville d'Oran n'a jamais d'hauboïste. Je vous promets que dans quatre, cinq mois, nous aurons trois à quatre hauboïstes, des professionnels qui feront partie de l'orchestre symphonique.
Quelle serait l'ambition de l'Institut régional de formation musicale d'Oran ' Un orchestre pilote?
Je suis en train de travailler avec la daïra, l'APW, avec Djellab Sid Ahmed, pour créer un orchestre symphonique d'Oran. Nous ?uvrons actuellement sur ce projet. Il sera autonome. Une Epic gérée par le ministère de la Culture et la wilaya d'Oran.
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