Je n'ai pas voulu y croire. Je trouvais la nouvelle hallucinante ! Les réseaux sociaux font tellement souvent dans les blagues à deux balles que j'ai commencé par mettre ça sur le même compte. Les fausses informations y fleurissent, certes, et l'on fait avec, parce qu'il est plus fréquent, heureusement, d'y échanger et d'y débattre de vérités censurées. C'est vrai qu'il devient très compliqué de contrôler le flux de nouvelles et essentiellement celles qu'en haut lieu on n'aime pas voir circuler et dont on ne peut pas maîtriser l'allure à laquelle elles envahissent la Toile.Quand ce n'est pas le foulard que l'on impose pour avoir accès à l'école, ce sont les cheveux frisés qui posent soudainement problème. Pas moyen de distinguer entre celui qui enseigne, à des enfants, comment faire la toilette du mort et celui qui leur impose de connaître sur le bout des doigts des versets coraniques dont ceux des enseignants, qui portent au front la récente marque de leur soumission à Dieu, n'ont, eux-mêmes, pas la moindre compétence pour en traduire le sens.
Ce sont ceux- là qui contrôlent le système éducatif et ne savent plus quoi inventer pour régner, définitivement, sur ce qui est essentiel au développement du pays. Ce sont eux qui font les règles ahurissantes comme celle de ce fonctionnaire qui interdit d'avoir les cheveux bouclés. À moins que l'adolescente, victime du regard concupiscent du directeur, n'ait éveillé en lui quelques tentations inavouables ' Il arrive, hélas, souvent que l'on interdise l'entrée d'un lieu à une jeune fille parce qu'elle ne porte pas de foulard. Il est arrivé que l'on empêche une jeune fille de soutenir son mémoire de fin d'études pour les mêmes raisons, comme il arrive que l'on décide de séparer les filles des garçons dès l'école primaire.
Le fait que des instituteurs ou professeurs se chargent de revoir à la baisse l'éducation parentale de leurs élèves est devenu monnaie courante. À l'école, au collège, au lycée, on s'estime tout à fait habilité à corriger une déviance prétendument perçue chez l'élève qui n'est pas là pour subir les fantaisies d'un personnel psychologiquement mal en point.
M.?B.?
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Malika Boussouf
Source : www.lesoirdalgerie.com