La publication au journal officiel du décret fixant le plafonnement des
prix et les marges bénéficiaires du sucre et des huiles alimentaires «est
imminente». C'est ce qu'a annoncé hier à l'APS le secrétaire général du
ministère du Commerce M. Aïssa Zelmati. Ce dernier a indiqué que les opérateurs
économiques ayant participé aux quatre conseils interministériels (CIM)
consacrés à l'élaboration de ce décret ont manifesté un «consensus» autour de
ces marges, qui seront rendues publiques dans quelques jours.
«Les marges bénéficiaires ne sont, à mon point de vue, qu'un détail de ce
décret dont la publication au Journal officiel est imminente», a déclaré M.
Zelmati, en assurant que ces marges «ont été fixées en concertation avec les
opérateurs», qui «ont affiché leur satisfaction à l'exception d'un seul». M.
Zelmati, qui n'a pas avancé plus de détails sur le contenu du décret
actuellement au niveau du gouvernement, a rappelé que les dispositions y
afférentes ne sont qu'une application des lois sur la concurrence et sur les
pratiques commerciales, adoptées l'année dernière, et que «toute opposition à
ces mesures était, par conséquent, une opposition à la loi». Le décret, qui
fixe par ailleurs les modalités de compensation des opérateurs pour le manque à
gagner que peut engendrer le plafonnement et la fixation des marges
bénéficiaires, prévoit la création d'un «comité d'évaluation du différentiel»,
selon M. Zelmati. Le même responsable a indiqué dans ce contexte que si un
opérateur importe tant de tonnes de matières premières destinées à la
production des huiles, il doit démontrer la quantité des huiles alimentaires
effectivement produites à partir de ses importations afin qu'il puisse être
remboursé après évaluation faite par le comité. M. Zelmati a précisé que ce
remboursement ne peut avoir lieu qu'au cas où les prix de ces matières
affichaient une hausse sur les marchés internationaux.
En janvier dernier, le gouvernement a décidé de réguler les prix du sucre
et de l'huile de table après les hausses spéculatives qu'ils avaient connues,
provoquant de violentes protestations sociales. Il a été ainsi décidé de
plafonner ces prix à 90 DA pour le kg de sucre et à 600 DA pour les cinq litres
d'huile et de «suspendre», jusqu'à fin août 2011, l'application des tarifs
douaniers (5%), de l'IBS (19% pour la production et 25% pour la distribution)
et de TVA (17%) sur les importations ou la production des sucres roux et blanc
et des matières premières des huiles alimentaires. La «régularisation» de ces
mesures sera prise en charge par la loi de finances complémentaire de 2011.
Après l'expiration de la date butoir du 31 août, le gouvernement aura à choisir
entre le maintien des mêmes exonérations, au cas où les prix mondiaux de ces
produits continueront leur hausse, ou le retour aux taxes précédentes en
maintenant, en revanche, la possibilité d'intervention de l'Etat pour compenser
les opérateurs.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Ecrit par : Djamel B
Source : www.lequotidien-oran.com