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Hommage à Ali Melah dit « Si Cherif »



Hommage à Ali Melah dit « Si Cherif »
« En 15 ans de lutte, l'homme, selon l'historien Bachir Madini, a su concilier l'action politique et les actions sur le terrain lors de la guerre de libération ». Mort à l'âge de 33 ans, le chahid, né dans un village de Draâ El Mizan en Kabylie, a pris part au congrès du Soummam. C'est suite à ce regroupement historique qu'il a été désigné à la tête de la wilaya VI, qui englobait une partie du sud et des hauts plateaux. Il a également l'un des préparateurs du déclenchement du 1er Novembre. « Ses compagnons se souviennent encore de ce que Si Chérif disait à ses hommes. « Si vous pensez que la guerre durera deux mois ou deux années, il vaut mieux abandonner dès maintenant. Elle pourra durer dix ans, vingt ans...Il faut vous préparer et que vous soyez prêts », rapporte Madini. Concernant son surnom de « Si Chérif », il a affirmé qu'il lui a été donné en signe d'hommage à sa piété, son honorabilité et son honnêteté. « Ali Melah a été pour beaucoup, selon cet historien, dans l'enseignement du Coran dans les zaouias ». Le moudjahid et membre du Conseil de la nation, Abderrahmane Chayed, est revenu, quant à lui, sur les circonstances de la mort de Si Chérif. « Il a été tué par Chérif Bensaïdi, un espion de la France, qui voulait se faire passer pour un colonel ». « Il a été démasqué par la suite et sa fuite vers les camps français a été la preuve de son implication. C'est là que la peuple a compris », se souvient-il. Chérif Bensaïdi était un des hommes de Bellounis. « Le traître se prétendait général et s'était réfugié dans le sud du pays », d'après le moudjahid Mohamed Ounamer Belhadj. Ali Melah, c'est aussi, souligne Madini, l'un des fondateurs du mouvement national. « Il avait 18 ans quand il a rejoint le MTLD ». « Il avait dénoncé la fraude des élections législatives en Algérie par la France coloniale en tirant des coups de feu », a-t-il ajouté. « C'est suite à ces actions qu'il était recherché par les forces coloniales et poussé à rejoindre le maquis », indique l'historien. Il a tenu à mettre en exergue les qualités de l'homme politique et de l'homme de terrain. Il a été l'auteur de plusieurs attaques contre les forces coloniales. La nuit précédant le déclenchement de la guerre de libération, il fit partie du commando qui attaqua un centre de gendarmerie et autres structures de l'administration coloniale à Azzazga, près de Tizi Ouzou.


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