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'HOB FI KHODA' DE L'ASSOCIATION ARTISTIQUE D'ORAN De nos vices, mieux vaut en rire !



'HOB FI KHODA' DE L'ASSOCIATION ARTISTIQUE D'ORAN                                    De nos vices, mieux vaut en rire !
Hob Fi Khodâa de l'association artistique d'Oran a été présentée au Théâtre régional de Batna. Ecrite par Larbi Meflah et mise en scène par Kada Chalabi, la pièce a invité les spectateurs, durant plus d'une heure, à une méditation sur les vices qui s'enracinent dans notre société, notamment le comportement injuste et l'esprit mercantile de certains parents qui marient leurs filles pour de l'argent. Ils sacrifient en fait le bonheur de leurs progénitures pour quelques sous.
En filigrane, Hob fi Khodâa, peint et expose les problèmes relationnels entre la bru et sa belle-mère. Un thème universel qui se vit avec ses spécificités dans chaque région du monde. Agencée autour de quatre tableaux, la pièce place ses spectateurs dans le vif du sujet très vite, en les plaçant dans la réalité d'une famille défavorisée, mais attirée par l'agent. Les parents s'opposent fermement à l'union de leur fille avec un jeune homme qu'elle aime, pour la simple raison qu'il n'est pas riche.
Les membres de cette famille se composent de la grand-mère paternelle, des parents et des enfants (un garçon et une fille qui vit une histoire d'amour exceptionnelle avec un jeune de son âge, de profession vendeur de poids chiche). Tristement réaliste, le spectacle 'ridiculise' les personnages des parents et celui du frère, car leur comportement est condamnable, alors mieux vaut en rire qu'en pleurer, le temps d'un spectacle.
Le metteur en scène s'est appuyé essentiellement sur la caricature en grossissant les défauts ou en exagérant les traits de caractères des personnages pour faire rire le public, tout en dénonçant l'avidité et la convoitise. Les évènements se suivent, et grâce à un stratagème minutieusement élaboré, le prétendant se fait passer pour un homme riche, propriétaire d'une fabrique de 'sfenj'. Par cette bouffonnerie, il trompe les parents de sa dulcinée et réussit à obtenir sa main. Que va-t-il advenir de ce jeune couple ' Les parents finiront-ils par découvrir la vérité '
La fin sera-t-elle heureuse ou alors dramatique ' Le spectacle répond à toutes ses interrogations, mais au-delà de l'intrigue, le propos de Hob Fi Khodâa raille et dénonce certains comportements, tout en plaidant pour des comportements plus sensés, plus réfléchis et surtout plus sage. De l'avis de certains spécialistes, présents lors de la représentation, 'l'exagération humoristique a certes réussi à faire rire le public, mais elle a échoué essentiellement dans la dénonciation, notamment dans la représentation de nos complexes amplifiés'.
Les comédiens (Yamina Hassal dans le rôle de la mère, Kada Chalabi dans celui du père, Amine Ben Touati qui a incarné le fils et Chérifa Haddoum qui a campé le rôle de la grand-mère et de la fille) se sont surpassés, en donnant le meilleur d'eux-mêmes.
B. B
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