Nées à El Bahia, Saadia et Houaria ont grandi dans un des plus vieux quartiers d’Oran et ont été imprégnées en même temps durant la guerre de Libération par l’appel de la liberté. Toutes deux, la première mariée et mère de famille, l’autre plus jeune, célibataire. Ayant grandi dans un arrondissement à forte concentration européenne, Saadia et Houaria les deux sœurs ont suivi les cours de la médersa du cheikh Zemouchi. Le sentiment patriotique s’aiguise dans cet environnement nationaliste et religieux dans le cœur des jeunes filles d’alors. L’âge adulte ne fera que renforcer cette fibre patriotique, ce qui les amènera une fois la guerre de Libération venue, alors que Saadia est mère au foyer de regagner et prendre les armes aux cotés des moudjahidine. Auparavant, elle était agent de liaison. Recherchée par l’armée française, elle n’aura recours que de monter dans les djebels laissant derrière elle époux et enfants. Saadia décédera au cours d’une bataille le 28 mars 1961, laissant trois enfants orphelins. L’itinéraire de Houaria, la cadette est tout autre. Après une dénonciation, le réseau où activait Houaria est assiégé par l’armée française alors qu’elle se trouvait dans un lieu de la rue de Damas. Avec la volonté d’aller jusqu’au bout du sacrifice, Houaria et ses compagnons de lutte préféreront mourir en martyrs. Ils seront attaqués à l’artillerie lourde et mourront tous un certain mois de septembre 1957. Houaria mourra en martyre quatre ans avant sa sœur Saadia. C'était en septembre 1957. Elle repose au cimetière de Aïn El-Beida auprès de ses sœurs et frères de lutte.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : L. N.
Source : www.horizons.com