
Après l'ail à 1800 DA/kg, puis les bananes à 950 DA/kg et la pomme de terre à 100 DA/kg, voilà que la tomate prend des ailes. À 170 DA/kg, le citoyen semble désemparé. "On dirait que ceux qui tirent les ficelles de la mercuriale jouent à merveille avec le consommateur", lance un père de famille, facture de l'électricité à la main.Quant aux autres produits alimentaires telle la viande et le poisson, difficile pour les ménages de s'aventurer même pour la sardine cédée ces jours-ci à 700 DA/kg. Y a-t-il un pilote pour réguler le marché ' "L'Etat a perdu le monopole. Seuls les courtiers et les gros spéculateurs tirent les ficelles", souligne un marchand de fruits et légumes. Face aux différentes dépenses, les familles aux ressources financières limitées et les fonctionnaires tentent de se priver d'un grand nombre de produits. "Je n'achète pas la tomate à 170 DA/kg. J'utilise la tomate concentrée en boîte", fait savoir une ménagère.Et pour la salade, "je passe", dit-elle. Cependant, les consommateurs sont poussés à la triche à cause de l'électricité trop chère, l'eau potable imbuvable et refusent même de régler leurs loyers. L'OPGI en sait quelque chose. Pourquoi tout flambe ' "Il faut une économie saine avec une planification entre la production locale et l'importation pour stabiliser les prix. Dans l'anarchie, tout flambe", suggère un jeune cadre. D'autre part, la hausse a touché presque tous les produits de consommation. Produits agricoles, viandes et poissons, véhicules et produits électroménagers... La hausse du carburant a également grandement influé sur les prix. Que faire 'Les plus avisés préconisent le rôle de régulateur des pouvoirs publics quitte à importer pour apaiser le marché pour les produits de première nécessité. "Fustiger les spéculateurs est insuffisant", s'insurge l'un de nos interlocuteurs.En attendant l'éradication de l'informel, l'évasion fiscale, assurer la traçabilité des produits, la régulation des aides aux producteurs, le contrôle de la qualité..., les citoyens ont recours au système D pour survivre.NOUREDDINE BENABBOU
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : BENABBOU Noureddine
Source : www.liberte-algerie.com