
En présidant, hier, un regroupement régional à Oran autour de la relance des activités des chambres des agriculteurs et l'élaboration d'un plan d'action national, Mohamed Bouhdjar a estimé que 'les prix actuels de la pomme de la terre sont le fait de spéculateurs mais aussi de l'inefficacité patente du système de régulation. ce n'est pas la faute du fellah et de la production', avant d'ajouter : 'Pour preuve, sur les marchés, on ne constate pas un manque ; le produit est disponible. Cette flambée des prix a été provoquée par ceux qui ont stocké de manière abusive et avec une intention de spéculation ; le système de régulation a échoué il est inefficace.' L'intervenant n'omettra pas de souligner également que les aléas climatiques du mois de janvier ont perturbé les récoltes et de prévoir, malgré tout, une prochaine baisse des prix avec l'arrivée sur les marchés de la pomme de terre saisonnière. Pour rappel, le porte-parole de l'Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA),
M. Boulenouar Hadj Tahar, a récemment déclaré à Oran que la flambée des prix de la pomme de terre est surtout due à un déficit de l'ordre de 40% au niveau de la production. Durant cette rencontre regroupant les représentants des chambres d'agricultures de 5 wilayas de l'Ouest, le président de la chambre nationale des agriculteurs abordera deux autres points sensibles : celui de l'assainissement des cartes de fellah et l'éternel problème des concessions. Pour le premier point, l'orateur annoncera la mise en place très prochainement d'une nouvelle carte de fellah qui sera cette fois-ci magnétique, 'pour mettre fin aux trafics et aux abus de certains qui se font délivrer des cartes de fellah mais qui les utilisent pour s'adonner aux trafics et à la contrebande', affirmant que les services de sécurité mènent actuellement des enquêtes sur ces affaires au niveau de plusieurs wilayas. À noter que le nombre de cartes délivrées à l'échelle nationale est de 936 000, dont 60 000 qui n'ont pas été renouvelées. Pour ce qui est de la concession, Mohamed Bouhdjar reconnaîtra que les lourdeurs administratives dans la délivrance des actes de concessions, pénalisent les agriculteurs notamment ceux devant solliciter des prêts au niveau des banques. L'orateur donnera le chiffre de 200 000 concessions à l'échelle nationale.
D. L
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : D LOUKIL
Source : www.liberte-algerie.com