Le bricolage ne mène pas loin et constitue
le travail de ceux ayant des idées courtes ou en manquant purement et
simplement. A la longue, l'on s'aperçoit qu'on a failli quelque part à notre
responsabilité et qu'il était du possible des gestionnaires à charge de
l'époque de faire mieux. Plus d'un milliard est parti en fumée dans
l'aménagement d'un marché à proximité du stade de football de Hammam Bouhadjar,
dont l'assiette foncière a été récupérée par la suite et cédée à un promoteur
de logements sociaux participatifs. L'on aimerait bien que ceux à l'origine de
ce bricolage assez coûteux pour le Trésor public soient écartés et qu'ils
gardent ce qu'ils ont en tête pour eux et ne doivent en aucun cas faire partie
des initiateurs d'aménagements. Le grand service qu'on leur demande est d'aider
les responsables en poste par leur silence.
Avant-hier, après avoir reçu deux représentants de la profession
boucher, occupant actuellement une aile du marché couvert, sis rue Khemisti
Mohamed, et après avoir constaté l'état des lieux qui y prévaut, l'on
s'autorise à dire que l'hygiène et la salubrité publiques font grandement
défaut. A qui profite cette situation, se demande-t-on, et pourquoi les choses
évoluent de mal en pis dans cet espace qui constitue un centre d'attractivité
de consommateurs de plus en plus nombreux ?
La
requête des bouchers adressée en avril 2009 aux autorités incombe la
dégradation des lieux aux collectivités. Contacté ce dimanche matin, le maire
de Hammam Bouhadjar a tacitement acquiescé mais il a précisé que «même eux (les
bouchers) sont concernés par l'hygiène et doivent veiller à la salubrité des
lieux, car les choses se passent devant leurs yeux et personne ne lève le petit
doigt pour dire halte». Cette question, note-t-il, est du ressort de tous les
occupants du marché».
Cependant le maire, M. Meganni Kaddour, porte à la connaissance de
l'opinion locale en général et des bouchers en particulier qu'une opération
d'envergure portant aménagement du marché couvert a été retenue pour 2010.
L'enveloppe allouée avoisine les deux milliards de centimes, sans compter les
frais de l'étude pris sur budget communal. L'aménagement du marché couvert de
la cité des bains doit songer également à tout l'environnement qui gravite
autour.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Belhadri Boualem
Source : www.lequotidien-oran.com