Interpeller ceux qui ont décidé de démolirl'école qui a vu naître Hammam Bou-Hadjar, la «ville des bains et des saints»par excellence, pour ériger un centre commercial non concrétisé à ce jourdepuis trois bonnes années est un devoir citoyen et un droit d'informerl'opinion. L'informer sur les tenants et aboutissants de ce projet tombé àl'eau alors que la démolition a coûté de l'argent, sans doute dépensé par uneentité faisant partie des actionnaires appelés à réaliser l'aménagement selonun montage financier discuté à l'époque mais pas mis en opération pour desraisons que seuls les initiateurs peuvent les décrypter. Etablissementséculaire et témoin véritable de beaucoup de séquences événementielles etsouvenirs mémorables encore gravés dans la mémoire de beaucoup de Bouhadjariensencore en vie, l'école qui est située en face de la mairie devait, selon uncourant d'opinion assez large et varié être conservée pour symboliser lamémoire collective et par conséquent nécessitait une opération d'améliorationurbaine et des travaux de restauration comme pour le siège de l'APC d'AïnTémouchent qui a mérité un tel traitement de façade et structurel.C'était l'opinion dominante de laquasi-totalité des citoyens qui ont affiché des réticences disproportionnéesmais exprimées quant à sa démolition. Même des élus locaux (APC et APW)faisaient partie de cette tendance considérée par le camp adverse comme uneprise de position exagérée non fondée mais discutable à la limite. Les languesse délient aujourd'hui et apportent de l'eau au moulin pour ruminer de nouveauce projet. Un sujet d'actualité pour bon nombre de spéculateurs. A la limitepour la tendance du juste milieu qui s'est exprimée après coup vaut mieux uncentre commercial érigé sur plusieurs étages que rien du tout, d'autant qu'untel aménagement manque à Hammam Bou-Hadjar. Mais la surprise n'a pas étéenclenchée par le premier collège qui voulait restaurer l'école. Bien aucontraire, elle est venue du second, c'est-à-dire de celui des décideurs et desinitiateurs qui n'ont pas pu réaliser ledit projet, un échec sur tous lesplans.Présentement l'assiette issue de ladémolition, est laissée au compte des aléas. Qui veut jeter ce qui lui plaît età la longue l'on s'étonne pourquoi le site se transforme en une sorte dedépotoir..L'on songe maintenant aux bonnes intentionset aux volontés sincères qui ont des idées et des moyens pour concrétiser deséquipements publics pour la collectivité. Les pouvoirs publics seront attentifset sont en mesure de casser tous les tabous qui peuvent s'ériger.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Belhadri Boualem
Source : www.lequotidien-oran.com