Trois enseignantes exerçant au CEM Kaci Hocine de Hamma Bouziane dénoncent «la conduite immorale» de leur chef d'établissement.
Selon leur témoignage, celui-ci aurait profité de sa position de premier responsable pour leur faire des propositions indécentes, «touchant à leur honneur et intégrité physique». La première affaire ébruitée remonte à 2010. A. B., enseignante au collège en question, a vécu, selon ses dires, un cauchemar à cause des assauts aussi choquants que répétés de ce monsieur, qui, au-delà des mots, se serait quasiment jeté sur elle dans son bureau. Bouleversée, elle saisira, avec son époux, la direction de l'éducation, et déposera plainte au niveau du service des fonctionnaires.
Convoqué, le chef d'établissement niera tout en bloc. «Il a même osé jurer sur le Saint Coran, me faisant passer pour une affabulatrice», relate la plaignante. Cette dernière, la mort dans l'âme, demandera à changer d'établissement, avec les terribles souffrances psychologiques que l'on imagine. C'est en lisant le témoignage des deux autres enseignantes dans la presse, qu'elle a repris confiance et s'est décidée de s'associer avec elles et de porter l'affaire devant le procureur de la République en date du 26 du mois en cours.
Entre-temps, la commission de discipline dépêchée par la direction de l'éducation s'est contentée de muter le mis en cause pour mauvaise gestion administrative. Du côté de la direction de l'éducation, aucun responsable n'a voulu nous recevoir.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : F H
Source : www.elwatan.com