La sous-location des carreaux, pratique courante
En réaction à l’article paru dans notre édition du jeudi 3 août, sous le titre «Halles centrales d’Oran, le ras-le bol des mandataires», le directeur du marché de gros des fruits et légumes d’Oran a tenu à faire connaître l’avis de l’administration sur ce qui a été écrit.
Concernant la situation générale de cette structure, son directeur tient à préciser «qu’il y a à peine trois mois, d’importants travaux d’entretien et de maintenance y ont été réalisés. Ainsi, 17 portes et 2 portails ont été réparés ou carrément retapés à neuf. Pour une meilleure sécurité des lieux, un mur de clôture a été élevé». Concernant l’hygiène, le directeur a tenu à préciser que «qu’en raison de la carence des mandataires, les ordures et rejets sont régulièrement enlevés entre 12 heures et 14 heures par des personnels de l’administration». S’agissant de l’absence de sécurité évoquée par les représentants de l’association des mandataires, M. Abdedaïm Fawzi assure que ses services ont plusieurs fois saisi les pouvoirs publics pour les sensibiliser à ce volet mais que ses démarches sont à ce jour demeurées sans effet. Des mandataires ayant prétendu que la structure ne dispose pas d’urinoirs, son premier responsable nous a fait visiter les toilettes attenantes à l’établissement et que nous avons trouvées, au moment de notre passage, dans un parfait état de propreté. Ceci, n’empêche pas que des usagers continuent à soulager leurs vessies à l’intérieur même des halles comme nous avons pu le constater pas plus tard qu’hier. Pour conforter ses déclarations, M. Abdedaïm Fawzi nous a remis une copie du cahier des charges et du règlement intérieur auxquels doivent nécessairement souscrire les mandataires. Dans son article 5, le cahier des charges dispose que «l’attribution d’un carreau est exclusivement personnelle. Hors les cas prévus expressément au règlement intérieur, elle n’est ni cessible ni transmissible. Cependant, d’après le directeur des halles centrales, «cette disposition n’est pas du tout respectée puisque près de 98% des mandataires ont sous-loué leurs carreaux à plusieurs personnes à la fois». Ceci fait qu’au lieu des 174 mandataires recensés, ce sont près de 300 qui occupent les lieux. Concernant les dommages causés à l’intérieur de la structure, le cahier des charges dispose en son article 12: Les usagers autorisés à occuper un carreau doivent exploiter les lieux sous leur responsabilité personnelle. Ils sont en outre responsables vis-à-vis des tiers et de l’administration du marché de tous les dommages, accidents, dégradations ou autres lorsque ces faits leur sont imputables à eux-mêmes ou à leurs agents. D’autres part, concernant l’hygiène générale et la sécurité à l’intérieur du site, le R.I. dispose en son article 25 que: Les prestations liées à la sécurité, à l’entretien et à l’hygiène des lieux composant l’enceinte du marché et proximité immédiate sont assurées sous la responsabilité de l’administration du marché. Cette disposition est apparemment ignorée par les usagers qui n’hésitent pas, aussitôt après le passage du camion de ramassage, de nombreux usagers jettent les produits avariés à deux pas du marché. Avant de quitter les lieux, nous avons approché certains de ces usagers qui nous ont avoué exercer en tant que sous-locataires. Ici, un carreau est souvent subdivisé en trois et quatre lots que le mandataire donne en sous- location pour 28.000 dinars le mois. Cette somme étant souvent à multiplier par 3 et 4, elle constitue une rentrée substantielle pour les mandataires qui la pratiquent. Plus grave encore, les mandataires qui s’adonnent à ces pratiques répréhensibles ne paient même pas leur loyer qui varie de 1.200 à 3.000 dinars.
M. Nemili
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com