Dimanche prochain les Verts boucleront leur décevant parcours dans les éliminatoires de la CAN Orange 2012, qui se jouera sans eux au Gabon et en Guinée équatoriale au début de l'année 2012.
Le rendez-vous face à la Centrafrique (dimanche) sera une simple formalité. L'Algérie est définitivement sortie de la course à la qualification à l'issue du match nul décroché à Dar Essalam face à la Tanzanie. Pour l'ultime tour de piste (officiel) de l'année 2011, le sélectionneur, Vahid Halilhodzic, a convoqué 23 joueurs. Il a renouvelé sa confiance pratiquement au même groupe qui a complètement raté son parcours dans cette compétition. Il est clair qu'il compte aborder les prochaines échéances (éliminatoires de la CAN Orange 2013 et Coupe du monde 2014) avec la même ossature qui est passée en travers de toutes ses rencontres depuis les demi- finales de la CAN Orange 2012, avec cependant une petite parenthèse durant le Mondial sud-africain.
Le Bosnien semble décidé à repartir avec la même composante qui, elle, a survécu aux passages de Rabah Saâdane et Abdelhak Benchikha. Leur successeur en tirera-t-il plus ' C'est à voir. Pour réussir dans sa mission, il devra préalablement rétablir le principe de concurrence entre les joueurs et faire jouer ceux qui le méritent en se basant sur leur forme, rendement, niveau de compétitivité au sein de leur club respectif et oublier le sacro saint principe érigé en règle et qui dictait de sélectionner un joueur sur son aura seulement et les commentaires favorables qui suivaient ses productions en club. Cette «stratégie» a produit beaucoup de dégâts et fait très mal à l'équipe d'Algérie.
Confortés dans leurs certitudes et ne cherchant plus à se remettre en question, des joueurs se sont installés dans le confort d'une convocation immuable quel que soit leur niveau de leur forme. Mieux encore, des footballeurs, en manque de temps de jeu criant, étaient régulièrement convoqués. Cela a fini par déteindre sur l'état d'esprit d'un groupe, qui a fini par se persuader que l'équipe d'Algérie n'avait pas d'avenir sans eux. C'est d'abord et avant tout contre cet état d'esprit que Vahid Halilhodzic doit axer sa démarche. Là ou il est passé, en club surtout, il a toujours fait valoir le principe cardinal en football « nul n'est indispensable », rejoignant ainsi le philosophe auteur de cette maxime «Les allées du paradis sont pavées de crânes de prêtres qui se croyaient irremplaçables». Le salut des Verts, au cours des prochains mois, passe par cette voie. Celle de la remise en cause perpétuelle des acquis.
Le match de dimanche contre la République centrafricaine est un piège dans la mesure où il peut fausser beaucoup de calculs et plus particulièrement ceux du sélectionneur, et ce, dans la perspective des futures échéances.
Battre la Centrafrique ne relève pas de l'exploit. Mais alors pas du tout ! Arracher un blanc-seing après la (probable) victoire face à la Centrafrique ne fera que prolonger le marasme. Vahid Halilhodzic a toujours mis en avant ses principes rigoureux en matière de choix des joueurs. S'il s'en écarte, même légèrement, il échouera dans sa mission. Le temps ne joue pas en sa faveur. Il a déjà perdu suffisamment de temps avec une composante qui a montré ses limites au cours des derniers mois.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Yazid Ouahib
Source : www.elwatan.com