Les résidents ne voient toujours pas clair
Non loin de la nouvelle cité Haï El Yasmine, sise dans la commune de Bir El Djir, c’est pratiquement un quartier entier qui est plongé dans l’obscurité à cause d’un épineux problème, celui de l’éclairage public.
Que ce soit à l’intérieur de la cité ou encore le long du boulevard, c’est la même désolation, la même frustration ; une situation pénalisante pour les résidents de cette cité qui dénoncent la nonchalance des responsables locaux, de plus en plus éloignés de leur population. Ces résidents dénoncent l’inertie des gestionnaires notamment les élus qui seraient préoccupés par autre chose que le quotidien de la chose publique. En fait, comme le décrie un résident, les conditions de vie des habitants sont difficiles, s’agissant d’une cité démunie et qui risque de se transformer, après les agressions qui se sont multipliées ces derniers temps, en une «zone interdite», c’est-à-dire, la copie conforme d’autres îlots insalubres qui sont abandonnés pour la plupart. Cet état de fait, en l’absence d’une oreille attentive aux doléances des locataires, a créé un sentiment de dégoût des habitants de ce quartier de plus de 1.000 habitants, un quartier qui ne cesse de grossir démesurément et ce, en l’absence des conditions de vie les plus élémentaires. Cette situation est encouragée par le manque d’espaces de loisirs, de détente et de recréation ou tout autre équipement de proximité aussi bien de santé, d’éducation, de culture, de sport ou de divertissement. La politique de deux poids et deux mesures est dénoncée par la population de ce quartier qui ne comprend pas cette disparité entre les cités, tant il est vrai que ce nouveau quartier voisin, Haï El Yasmine, vient de bénéficier récemment de l’éclairage public et plus précisément, la veille de la dernière visite du président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika dans la wilaya d’Oran. La coupe est plutôt bien pleine lorsqu’on sait que les habitants de cette cité vivent d’autres calvaires, notamment celui du transport pratiquement inexistant dans tout ce périmètre et en l’absence d’un arrêté matérialisé dans cette cité. L’autre déboire que vivent les habitants est qu’ils sont contraints à faire plusieurs kilomètres pour arriver à la station la plus proche. Une situation doublement pénalisante pour la plupart des résidents qui trouvent énormément de difficultés, selon leurs dires, à rejoindre leurs lieux de travail. Aussi, lancent-ils un appel aux responsables du transport de la wilaya d’Oran afin de prolonger le corridor des lignes «11» et «51» pour desservir leur cité.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com