Oran - Revue de Presse

Habitant un réduit menaçant ruine



Cri de détresse d’une famille de 6 membres dont 3 handicapés C’est dans un véritable mouroir d’une seule pièce que végète depuis de longues années une famille de six membres dont trois très sérieusement handicapés. La famille Belbachir dont il s’agit réside, depuis des lustres, à Cholet, plus précisément au 12 rue El-Qods, dans un réduit menaçant ruine et d’une extrême exiguïté. Condamnée à une promiscuité qui ne dit pas son nom, cette famille ne perd cependant pas espoir et réclame sa part du progrès et son droit à une vie décente. Sur place, nous avons constaté que les lieux risquent de s’effondrer à tout moment sur leurs occupants. En effet, travaillés par le temps et rongés par l’humidité, les murs ne tiennent plus que par miracle d’où les légitimes craintes de voir le tout s’effondrer et ensevelir les impotents qui y habitent bien malgré eux. Cette situation est davantage compliquée par l’état désastreux du réseau d’assainissement qui dégage des émanations pestilentielles et déverse ses saletés à l’intérieur même du réduit. Au fil du temps, la situation de cette famille et plus particulièrement des trois handicapés mentaux et moteurs ne fait que se dégrader. Le cas de la fille aînée, Belbachir Fatiha, déficiente mentale à 100% et qui aura bientôt 50 ans, est intenable. La situation de sa sœur Fatima, née en 1971 et handicapée mentale à 80%, n’est pas plus enviable. Il en est de même de leur frère, Belbachir Tahar, 43 ans, doublement handicapé, sur le plan mental et physique. A noter que la situation des autres membres de cette pauvre famille n’est pas plus brillante puisque, la mère, atteinte de deux maladies chroniques -que certains attribuent au calvaire de sa progéniture- et aux terribles conditions dans lesquelles elle végète, souffre de diabète et d’hypertension. A signaler aussi que l’une des filles divorcée, Belbachir Halima, mère de deux enfants, nous a déclaré qu’elle n’avait plus d’espoir et qu’elle craignait pour la vie de ses enfants et celle de ses frères doublement handicapés et qui nécessitent une meilleure prise en charge et un cadre de vie plus humain. «Notre abri est pire qu’une tombe. C’est dans ce réduit que végète notre famille en plus des enfants de notre frère marié», lâche avec désespoir Belbachir Halima, avant d’interpeller les pouvoirs publics et la commission de wilaya qui a visité les lieux à la faveur du recensement des constructions menaçant ruine et pris note, depuis six mois, de l’extrême précarité de leur situation. Cette dame qui assure n’avoir reçu aucune réponse à ses doléances interpelle le wali d’Oran ainsi que les autres autorités auxquels elle demande de les secourir avant qu’il ne soit tard. B. Nadia et Nemili M.
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