Oran - Revue de Presse

H’lal alihoum, H’ram Alina



Oublié, Ksar Chellala? Il semblerait que les responsa-bles de la Sonelgaz ne tirent pas les leçons des drames qui secouent le pays. On se souvient que des émeutes, assez graves, avaient récemment éclaté à Ksar Chellala dans la wilaya de Tiaret, pour une histoire de coupures d’électricité. Ce ne sont pas les coupures, en elles-mêmes, qui avaient soulevé la colère des jeunes auteurs d’incendies des édifices publics, et conduit à des manifestations qui avaient fait un mort et plusieurs blessés sérieux. Certes. Mais elles ont été l’étincelle qui avait provoqué la déflagration et incité à la violence les habitants d’une région déshéritée à qui le football, en cette période de Coupe du Monde, avait offert une échappatoire éphémère aux problèmes de chômage, de la mal vie et des vicissitudes quotidiennes. Hier, encore, l’entreprise publique s’est illustrée par une bourde monumentale qui avait failli mettre le feu aux poudres dans certains quartiers d’Oran, n’aurait été la sagesse de personnes qui étaient intervenues et promis de faire le nécessaire.Alors que la finale, tant attendue, venait de démarrer et que les deux équipes, que supportent les sportifs algériens, étaient à égalité; une partie de la seconde capitale du pays a été, à la surprise générale, plongée dans l’obscurité. Pensant à une panne très passagère, les téléspectateurs se sont rendu compte -au fil des longues minutes qui s’égrenaient- que l’interruption se prolongeait et que la rencontre risquait de se terminer sans qu’ils ne sachent sur quel score. Les plus futés téléphonaient à des amis plus chanceux, tandis que d’autres, en colère et peu nombreux au début, investirent la rue pour savoir ce qui se passait, espérant voir la situation se rétablir. Selon certaines sources, le service de maintenance n’était pas «au courant», n’aurait été une alerte de leur direction. Voyant venir le danger, et toujours selon les mêmes sources, les agents de la Sonelgaz ont fait appel au service d’ordre. Dieu seul sait ce qui aurait pu se produire, avec à la clé des émeutes aussi violentes que destructrices et des inévitables arrestations qui auraient suivi à coup sûr, si la rencontre ne s’était pas terminée sur le même score qui avait vu débuter la panne, contraignant les deux teams finalistes à jouer les prolongations. Un score de parité salvateur pour la ville et ses édifices qui avaient vu le rétablissement du courant électrique et le retour des joueurs sur le petit écran. Le coup de tête de Zizou avait sans doute été bien «accueilli» par les Oranais frustrés et qui s’étaient défoulés en croyant voir Sonelgaz au tapis, aux lieu et place du n° 23 italien, Marco Materazzi.
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