face à l'Algérie
samedi soir au bout d'un match épouvantable et effrayant pour les millions de
supporters algériens,
mais également
pour l'équipe nationale.
Samedi 19h30: Le
match commence avec une forte pression sur les joueurs algériens. Dans les
tribunes, les supporters prient.
19h32: Les
Egyptiens marquent. L'ouverture du score provoque une grande consternation
parmi les supporters. Mais l'espoir n'est pas abandonné.
20h00: L'équipe
nationale arrive à desserrer l'étau égyptien et porte le danger dans le camp
des Pharaons.
20h17: Anthar
Yahia, seul face aux buts, tire mollement. Les Egyptiens sont sauvés du
naufrage ! Mais, les Algériens ressentent le coup.
20h45: Les
Algériens résistent sur le terrain. La bataille du milieu est féroce. Les
Pharaons pressent, poussent et utilisent tous les moyens pour inscrire le
second but.
20h48: Saïfi,
seul, rate devant El-Hadary un lob mal appuyé. C'est le tournant du match. Dès
lors, les Verts vont faire de la résistance. Jusqu'à cette énième minute de
jeu, une de trop qui a permis aux Egyptiens de revenir à hauteur des Algériens,
et de «voler» le droit de jouer un match d'appui.
21h30: Dans le
camp des supporters algériens, massés dans les tribunes, c'est le désarroi.
Mais l'espoir subsiste. 22h00: L'équipe algérienne a du mal à sortir du stade.
Les services de sécurité égyptiens ne font rien pour faciliter la sortie du bus
de l'équipe nationale. L'équipe nationale va poireauter deux heures à
l'intérieur du stade pour sortir et rentrer à l'hôtel.
A partir de ce
moment, les événements se précipitent. Le bus de la sélection algérienne est de
nouveau attaqué par de jeunes Egyptiens. Les jets de pierres pleuvent sur le
bus, alors qu'il ramenait la délégation algérienne vers son lieu de résidence.
Cette fois-ci, le représentant de la FIFA est dans le bus. Il constate. M.
Raouraoua déclare à la radio nationale à son arrivée à l'hôtel que la FAF a
déposé une plainte officielle auprès de la FIFA.
23h00: Les bus
transportant les supporters algériens sont pris pour cible par des jets de
pierres. Les supporters algériens deviennent des pestiférés. Un barrage de
police abandonné devient un lieu d'embuscade pour des ultras égyptiens qui
caillassent systématiquement les bus transportant les Algériens vers leurs hôtels.
C'est la panique. Au moins quatre bus d'Algériens ont été attaqués, endommagés
par des jets de pierres. Selon le témoignage d'un journaliste travaillant pour
une agence de presse française, il y avait à quelques dizaines de mètres de là
quatre camions de la police anti-émeutes. Un policier est ensuite venu voir les
jeunes supporters égyptiens en leur disant: «Rentrez chez vous, ils sont tous
partis». Nuit de cauchemar sur les rives du Nil pour les Algériens.
00h00: Dans les
villes algériennes, c'est le silence. A Alger, Blida, Oran, Constantine et
ailleurs, il y avait quand même des Algériens drapés de l'emblème national qui
ont essayé de manifester leur espoir quant à une issue positive au match de
mercredi prochain dans la capitale soudanaise.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : M Ilias
Source : www.lequotidien-oran.com