Il est bienévident que la nuance esthétique de notre environnement soit le corollaireconceptuel efficient qui favoriserait l'émergence d'un cadre de vie décentd'une cité dans une harmonisation cohérente des grands ensembles urbainsoffrant un décor conciliant avec une certaine douceur de vivre communautaire.Dans le cadre dela modernisation de nos agglomérations, les pouvoirs publics avaient lancé uneopération de réhabilitation des tissus urbains précédée d'un diagnostic surl'état des lieux, recensant 208 sites à améliorer et à aménager dans les 34communes que compte la wilaya. Ces points à réaménager accusent un déficit enmatière d'AEP, d'assainissement, d'éclairage, etc. notamment les tissusspontanés, les anciens centres bâtis ou les études technico-économiques fontressortir un diagramme de mise à niveau nécessitant la mobilisation de pasmoins de 712 milliards de centimes.Incluse dans lastratégie du développement local comme un précurseur à l'action promotionnellede l'environnement urbain, la rubrique «Améliorations urbaines» pilotée par laDUC, a enregistré, pour l'année 2007, une dotation financière de 177 milliardsde centimes destinés à absorber près de 25% du déficit en matière de voirie,d'éclairage et autres aménagements éparpillés sur 13 communes dont le chef-lieude wilaya. Ces actions ont été largement vulgarisées et expliquées par M. HamdiBelgacem, wali de Guelma.Lors de sesprécédents périples marathoniens à travers les 10 daïras et ses séances detravail avec les élus et les représentants de la société civile qui avaientémis les vÅ“ux de la concrétisation de ce programme. Cette mise en oeuvre,suivie inlassablement et dans le moindre détail par le chef de l'exécutif, estinspirée et soutenue par un organe de consultation légalement institué sousl'appellation de comité d'architecture, d'urbanisme et de l'environnement bâti(CAUEB) qui oeuvre constamment à remplir le portefeuille des études spécifiqueset le suivi du déroulement des opérations.Ainsi, après ladaïra d'Oued Zenati qui a obtenu la part du lion dans la réparation budgétaireeu égard à son tissu urbain aggravé par la vétusté et l'ampleur de l'habitatprécaire, la daïra de Bouchegouf a été aussi bénéficiaire de l'améliorationurbaine et la majorité de ses sites sont achevés et s'apprête à une rallongepour le prochain exercice.Au chef-lieu dewilaya, la vitrine représentative, 15 sites sont en cours de réhabilitation,notamment le lotissement du 19 Juin et ses 2 extensions, le lotissement du 18Février, les ensembles de la Rocade ouest, les POS nord et sud, les centresanciens de la ville et les abords de la pénétrante nord jusqu'au rond-point deBab Annaba qui va connaître une métamorphose de la cité du 8 Mai 1945.La rénovation dulégendaire boulevard Souidani Boudjemaâ a été réfléchie, sans ambages, dans uneoptique de modernisation tendant à accentuer la centralité de la dynamique devie de ce site citadin et aussi augmenter l'amplitude de ses aires piétonnespar l'introduction de matériaux nobles dans le revêtement, l'aplanissement duterre-plein en carreaux granitos grésé sur des motifs décoratifs,l'installation de points lumineux modernes y compris les roses lumineusessuspendues, les bancs pour repos, ainsi que des fontaines et des toilettespubliques.Conçu, il y a unetrentaine d'années, ce terre-plein est devenu une poubelle à ciel ouvert et laterre végétale est noyée sous les détritus et même les ordures ménagères. Uneincivilité qui n'est pas le fait de la nature et qui justifie la nécessité duchangement.Selon M. ChérifBoukerzaza, DUC de Guelma: «le coût de réhabilitation du boulevard SouidaniBoudjemaâ est de l'ordre de six milliards de centimes couvrant le triptyquevoirie - éclairage - aménagement des espaces, conçus par nos ingénieursspécialisés, soutenus par des aménagistes et paysagistes qui ne ménagent aucuneffort pour habiller la ville de ses meilleurs atours urbanistiques etenvironnementaux: l'esplanade du 19 Mars, la cité Bon Accueil et les alentoursdu siège de la wilaya entre autres, sont intégrés dans ce vaste chantier ouvertdont nous assurons rigoureusement le suivi et le contrôle des réalisations.Parfois nous butons sur des carences et des insuffisances des entreprises surle terrain et nos techniciens s'obligent à verser dans l'application de laconformité par les correctifs utiles. A titre d'exemple sur le site de la rueEmir Abdelkader, à Guelma où l'opération est sur PCD gérée par l'APC, c'est ladirection de l'Urbanisme saisie par le wali qui est intervenue pour fairecesser la dégradation de la pierre taillée bordant les trottoirs, exigeant lemaintien de ce matériau et son adaptation dans l'ouvrage».Nous relevons queplusieurs autres sites précédemment recensés attendent leur tour pour êtreentamés dès le début de l'exercice 2008, pour peu que les entreprisesqualifiées répondent aux appels d'offres dans le délai et soutenir la cadencedes réalisations dans un plan de charge équilibré. Devant l'ampleur des travauxle déficit est ressenti.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Menani Mohamed
Source : www.lequotidien-oran.com