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Grille des salaires dans le secteur de la presse Tayeb Louh affiche ses divergences avec Nacer Mehal



La question de l'élaboration d'une grille des salaires pour la profession des journalistes a été, de manière imprévue, au centre de la visite effectuée, jeudi à Oran, par le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale. Lors d'un point de presse improvisé au niveau de la société Alfon, où il a eu à rencontrer des travailleurs et des jeunes issus du dispositif Daip, Tayeb Louh sera interpellé sur ce sujet qui est depuis des mois au centre des discussions avec les professionnels du secteur de la presse.
Ainsi, en guise de réponse, c'est une prise de position et l'expression d'une divergence sur le fond l'opposant à son collègue au gouvernement, Nacer Mehal, ministre de la Communication. 'Il y a un groupe de travail au ministère de la Communication qui est en train de finaliser une grille des salaires. Au ministère du Travail, je prends acte. Mais ce qui se prépare, c'est un accord qui concerne les salaires des journalistes exerçant dans le secteur public, et on ne peut pas régler uniquement le problème des travailleurs et des journalistes du secteur public.' Et le ministre de poursuivre : 'Ce que je propose aux représentants des journalistes et des travailleurs de la presse, c'est d'aller vers une convention de branche publique et privée, c'est mon idée et ma vision en tant que ministre.'
Réagissant à ses propos, des journalistes insistent en lui demandant de les préciser : 'Une convention de branche est plus globale, la question des salaires n'étant qu'une partie, il y a aussi les droits et les garanties qui doivent protéger les journalistes. On ne peut pas rester uniquement sur un accord sur les salaires, il faut aller vers cette convention de branche pour régler les problèmes de manière définitive.'
Plus loin, le ministre ira même jusqu'à évoquer la question de la formation des journalistes avec cette remarque 'qu'il n'existe pas de journalistes algériens de renommée internationale ou étant une référence internationale', déplorera-t-il.
à cet instant, le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale insistera à l'adresse des journalistes en les assurant que sa 'vision a été exposée au niveau du groupe de travail'. Mais la question sur un éventuel arbitrage entre les deux 'visions' qui s'opposent, la sienne et celle de M. Mehal, restera sans réponse. Pour ce qui est du projet du code du travail, M. Louh affirmera que dans le nouveau texte, il ne sera pas question de remettre en cause le droit de grève qui sera toujours reconnu, 'c'est un droit constitutionnel ne pouvant être remis en cause par une simple loi et qui est aussi reconnu par les conventions internationales ratifiées par l'Algérie comme l'OIT', déclare-t-il.
Auparavant. M. Louh avait entamé sa visite d'inspection par le siège de la Cnas de la commune de Oued Tlélat, avec une présentation de la mise en place de la carte Chifa. Or, depuis peu, les limites de cette carte sont dénoncées par des salariés privés de prestations sociales, puisque celle-ci n'est toujours pas nationale. Un fait minimisé par le ministre qui expliquera que le dispositif se met peu à peu en place et qu'à partir de 2013, elle sera nationale.
D. L
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