Oran - Revue de Presse

Grève à l'Institut des télécommunications: Statu quo



Au deuxième jour de la grève illimitée de pas moins de 526 étudiants de l'Institut de télécommunications «Abdelhafid Boussouf» pour des revendications socio-pédagogiques, la tutelle est restée muette, d'autant que la solution adoptée par la direction de l'Institut ne peut être que provisoire et n'a d'autre but que de sauver ce qui peut encore l'être, pour reprendre les termes du directeur, qui attend à ce que les tutelles, à savoir les ministères de l'Enseignement supérieur et des PTIC décident de solutions adéquates et surtout durables. Dans les rangs des grévistes, ce silence est perçu comme étant du mépris, tout en précisant que la solution ne relève nullement de la direction de l'Institut, entièrement ligotée par les textes. Néanmoins, ils gardent l'espoir de voir les responsables centraux réagir dans le but de trouver les solutions idoines pour leur permettre de poursuivre leur formation dans de meilleures conditions. Pour rappel, les deux revendications avancées par les étudiants portaient sur la qualité des repas qualifiée d'insulte et du taux fixé pour les diplômés du DEUA pour postuler à l'ingéniorat, un taux fixé par la tutelle pédagogique à seulement 10 %. Pour la première revendication, les étudiants affirment que la subvention qui leur est allouée quotidiennement, qui est de 55 DA, devra s'aligner sur celle des établissements sous la seule tutelle du ministère de l'Enseignement supérieur, à savoir 100 DA. Cependant et après maintes démarches, le premier argentier du pays a décidé que cette aide publique soit fixée à 70 DA, un niveau jugé encore insuffisant par les étudiants qui rappellent que les nouveaux prix des produits alimentaires engendrés par une inflation galopante nécessite un peu plus de souplesse de la part des décideurs. Concernant le second point, ils revendiquent l'augmentation du taux d'admission à la formation d'ingénieurs au profit des diplômés du cycle court, à savoir le DEUA et qui est de l'ordre de 10 % et ce selon l'ordre de mérite. A ce sujet, leur revendication s'explique par le fait qu'en matière de chances de recrutement, un ingénieur est plus demandé qu'un diplômé du DEUA, d'autant qu'ils considèrent qu'ils ont été leurrés en optant pour cet institut sous tutelle du ministère des Postes et des technologies de l'information dans l'espoir d'éviter la traversée du désert, à savoir le chômage.

A entendre s'exprimer les grévistes, ce qui est le plus appréhendé est le pourrissement de la situation sachant préalablement que ce sont eux les plus grands perdants.


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