Comme attendu, la rentrée des classes s'est déroulée dans de difficiles conditions dans l'unique école primaire de Haï Yasmine, qui devait accueillir les élèves nouvellement installés à Haï Nour en provenance des Planteurs et d'autres quartiers de la ville.
Cet impondérable a fait que les 12 classes de l'établissement sont surchargées et dépasseraient largement les 70 élèves chacune, devait nous expliquer le directeur, qui précise néanmoins que les responsables de la daïra de Bir El-Djir lui ont promis que la nouvelle école destinée à recevoir les écoliers de Haï Nour sera réceptionnée à la fin du mois. Les quelques enseignants contactés affirment que dans la même école et au courant de l'année dernière, le nombre d'élèves ne dépassait guère la trentaine, avant de conclure que dans des conditions pareilles, il est quasiment impossible de dispenser un cours. Les élèves et même ceux qui viennent découvrir pour la première fois l'école, sont assis à trois par table pour les chanceux, alors que les autres le sont sur les estrades ou au fond de la classe.
Par ailleurs, il est à relever que 4 salles de classes sont en cours de réalisation dans le même établissement. Renseignement pris, les travaux auraient été lancés depuis 1 mois et au regard de la cadence de ces travaux, il est fort probable qu'ils prennent du temps en dépit du fait qu'une grande partie de la cour de l'établissement, qui est également un espace pédagogique par excellence, est amputée.
Selon le chef d'établissement, si aucune solution n'est trouvée pour alléger son école, il devrait opter pour la double vacation.
Notre interlocuteur a soulevé par ailleurs au passage l'insécurité qui règne aux alentours de l'école, affirmant que durant les vacances scolaires, plusieurs vols ont été perpétrés sur différentes installations de l'établissement, comme la robinetterie des sanitaires. Une enseignante nous dira que dans des conditions similaires, les allègements des programmes pédagogiques pour le premier palier, avec une journée de repos supplémentaire (jeudi), ne pourrait nullement avoir l'effet escompté et pourrait même compromettre la réforme engagée.
Dehors, des dizaines de parents d'élèves attendaient pour être reçus par le directeur.
Chacun soulève un problème, mais ce qui revient le plus souvent reste, d'une part, l'inscription des nouveaux élèves et, de l'autre, la prime de scolarité. Concernant le premier point, c'est le retard qui est remis en cause du fait que leurs enfants devaient être affectés à la nouvelle école dont les travaux accusent du retard.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Salah C
Source : www.lequotidien-oran.com