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Grand Hôtel : le personnel revient à la charge



Partant du principe que la relation de travail n'a jamais été officiellement rompue avec l'opérateur qui avait acquis leur établissement, dans le cadre de la privatisation des hôtels publics, les 40 agents du «Grand Hôtel» d'Oran considèrent qu'après l'annulation de la transaction et l'annonce d'un projet de réhabilitation de l'édifice, il est de leur droit d'être réintégrés dans leurs postes initiaux.
Dans une correspondance adressée, au début de ce mois à la SGP Gestour, dont une copie a été transmise au Premier ministre, en tant que président du CPE, le personnel expose d'emblée la question des 22 mois sans salaire, étant donné que la cessation de l'activité remonte au 22 juin 2010, en mentionnant que cette décision était le prélude à toute une procédure qui a abouti, en janvier 2011, à l'annulation de l'opération de cession de l'établissement, au profit d'un opérateur privé, en 2007, pour un montant avoisinant les 50 milliards.
Pour rappel ce dernier a tenté, tant bien que mal, de relancer l'activité, mais a buté sur le contenu de la transaction et a assuré le salaire des 40 agents qui ont été maintenus à leurs postes, alors que 20 ont été ventilés sur d'autres établissements ou ont bénéficié du départ volontaire, l'ex-acquéreur a fini par céder. Depuis, l'établissement est resté en total abandon. Dans leur document, les agents précisent qu'aucun certificat de travail ne leur a été délivré et ce, pour signifier la rupture de la relation de travail telle que précisé par la loi 90-11 qui prévoit le solde tous comptes (STC). Aussi, ils considèrent qu'étant donné qu'ils n'ont jamais bénéficié de leur part de dividendes, fixée à 10% du montant de la transaction, comme prévu dans le volet social précédent toute opération de privatisation ou de liquidation, en plus de leur maintien à leurs postes d'emploi, comme cela a été le cas des deux autres hôtels privatisés, aujourd'hui, il est temps que la tutelle, à savoir la SGP Gestour, se prononce clairement sur leurs perspectives professionnelles. L'autre inquiétude affichée par les 40 agents est celle de la couverture sociale étant donné que durant toute cette durée, les cotisations n'ont pas été versées et que par conséquent, ce sont près de deux années de leur carrière professionnelle qui ne seront pas prises en compte lors du décompte final pour le départ en retraite. Ils estiment que l'opacité qui a caractérisé cette opération, soldée par un échec total, a fait du personnel la principale victime alors que la structure s'est dégradée davantage.


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