Devant les chefs d'entreprises versées dans les travaux publics, députés
des deux chambres, confédération du patronat, représentant du secrétariat
national de l'UGTA, Amar Ghoul plaidera pour la promulgation d'une loi-cadre
des travaux publics.
Une loi-cadre pour le secteur des travaux publics a été déposée au niveau
du secrétariat général du gouvernement, a déclaré hier Amar Ghoul, en marge de
sa rencontre avec les directeurs d'entreprises de réalisation des secteurs
public et privé. Cette rencontre, qui intervient au lendemain de celle avec les
directeurs des Travaux publics des 48 wilayas, a été consacrée au thème «la
consolidation de l'outil national de réalisation».
Les participants, à l'issue de cette rencontre, sortiront avec des
recommandations qui seront prises en considération dans la mouture finale de la
loi en question.
L'évolution du secteur de par le développement du nombre d'entreprises de
réalisation et du nombre des bureaux d'études depuis 2005, l'apparition de
nouvelles technologies et surtout l'important plan de charge que procurera le
prochain quinquennat, commandent «d'améliorer les règlements afin d'éliminer
les entraves et gênes» pouvant naître des textes en vigueur. Ghoul dira à titre
d'exemple que certaines dispositions et procédures du code des marchés publics
seront «révisées» afin qu'elles ne soient plus considérées comme des entraves
aux entrepreneurs. «Nous voulons changer certaines procédures et les remplacer
par d'autres plus efficientes».
En contrepartie, le ministre exhortera les entreprises de réalisation à
se mettre à niveau, notamment en ce qui concerne l'encadrement et l'outil de
travail. Il citera le cas d'entreprises qui, en dépit de leurs plans de charge
importants, ne jugent pas utile d'améliorer leur encadrement par le recrutement
d'universitaires et de diplômés ou de renforcer leurs outils de réalisation. Le
ministre a, par ailleurs, insisté pour que les entreprises travaillent en
«synergie» et ce, quel que soit leur statut, public ou privé, et de s'associer
entre elles pour la réalisation de projets d'envergure. Ghoul, dans ce
contexte, n'a pas omis de critiquer une certaine culture débridée qui est
encore régnante dans certaines entreprises.
Favorable au renforcement des capacités des entreprises publiques et
privées activant dans le secteur, le ministre assurera que le prochain plan
quinquennal (2010-2014) est en mesure de donner des plans de charge à toutes
les entreprises postulantes pour la réalisation de projets. «Nous privilégions
l'outil national (qualifié de patrimoine national)», a-t-il dit.
Le ministre a émis cependant le voeu de voir se développer par des
universitaires des petites entreprises d'entretien, des entreprises
d'aménagement de surface, d'embellissement et d'autres petites unités de
signalisation et dans d'autres métiers.
Signalons que le nombre d'entreprises de réalisation de travaux publics,
selon le ministre, est passé de 632 en 2005 à 4.000 en 2009 (dont 3.400
classées entre les catégories 1 à 5 et 600 classées de 5 à 9). En 2003, le
nombre de bureaux d'études (publics et privés) avoisinait la centaine,
aujourd'hui (fin mai) il est de 650.
Questionné sur l'éventualité d'une révision à la hausse du coût de
réalisation de l'autoroute Est-Ouest, le ministre a été catégorique: «Il n'y a
jamais eu de réévaluation». Et de poursuivre: «Son coût est de 11 milliards de
dollars ni plus ni moins et il reste inchangé». Il ajoutera encore «Les choses
ne se déroulent pas comme le désirent ces visionnaires de salon que personne ne
sait d'où ils tirent leurs calculs», a conclu Ghoul.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Salah-Eddine K
Source : www.lequotidien-oran.com