L'association pour la protection de l'environnement de Ghazaouet tente d'enrayer la dégradation de l'environnement. Pour cela, dans un cadre de partenariat avec Alzinc et la Chambre de Pêche, une journée a été organisée, récemment, à la bibliothèque municipale. «On est pour le dialogue avec les pollueurs et la société civile que nous représentons de façon partielle. Jusqu'à présent ça va dans le bon sens, ils (les responsables d'Alzinc ndlr) sont conscients et essaient d'apporter des améliorations et nous exerçons davantage pression pour avoir toujours mieux. Des pics de pollution commencent à déranger les habitants et autres enfants qui suffoquent. Ce partenariat ne veut pas dire que nous sommes d'accord avec ce que fait Alzinc. Nous sommes pour une bonne production mais ils doivent, tout de même, faire attention à notre environnement», déclare le président de l'association, Â M. Adoum Abderrahim qui ajoute: «à Ghazaouet, le nombre de cas d'asthmatiques, de cancer et d'infarctus est en hausse et le plus beau c'est qu'il n'y a pas d'étude». Lors de sa conférence, M. Adoum Abderrahim déclarera que Ghazaouet a été classée «Hot Spot» par le cadastre du littoral, c'est-à-dire zone fortement polluée. Â Il est vrai qu'en matière de pollution, la maison Ghazaouet brûle mais ses habitants ne veulent plus rester les bras croisés. Sans une véritable prise en charge des problèmes de pollution par l'APC, cette ville restera l'une des plus sales du pays. Outre la pollution industrielle, il existe une plaie hideuse: l'oued qui traverse la ville sur toute sa longueur et qui est le réceptacle de toutes les immondices rejetées. Un programme de travail conclu avec l'APC a été voué à l'échec car le maire n'a pas joué le jeu. C'est ce que nous pouvons voir à travers une exposition faite pour sensibiliser les citoyens et leur montrer dans quel cadre ils vivent et inciter de même les entreprises à la protection de l'environnement et toutes ses composantes. Le souk traditionnel hebdomadaire fait partie des agents polluants de la ville et aucune solution ne lui a été trouvée. Ghazaouet devient un grand dépotoir, le vendredi, contre lequel les agents de l'APC ne peuvent rien car les moyens manquent. La nuit, des meutes de chiens occupent l'espace même en plein centre-ville. M. Adoum Abderrahim proposera, lors de sa conférence, quelques solutions pour éradiquer ce fléau et notamment une prise de conscience du problème de la pollution, la dénonciation des dépassements en matière de nuisance et, bien entendu, le civisme car les habitants de Ghazaouet vivent dans un grand dépotoir. A travers d'autres activités lancées au cours de cette journée de l'environnement, telles la pétanque, le football ainsi que le dessin et la peinture et la projection de films, les citoyens ont été initiés à la notion d'écosystème, de préservation de l'environnement et de développement durable. Â Cependant, faut-il attendre l'année prochaine, lors d'une journée similaire pour faire ressurgir le sujet? L'environnement a toujours posé un problème à Ghazaouet, c'est une question de tous les jours, de chaque moment car les dangers viennent du ciel (rejets gazeux), de la terre (l'oued est un vivarium pour moustiques et autres reptiles et rats) et par la mer (plusieurs espèces de poissons et de plantes aquatiques ont disparu).
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Belbachir Djelloul B
Source : www.lequotidien-oran.com