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Ghana - Tunisie : Un quart de choc !



Ghana - Tunisie : Un quart de choc !
Trabelsi : «Trabelsi était soulagé lorsque j'ai annoncé mon départ»
C'est presque une finale avant l'heure ! Le choc des quarts de finale de la CAN-2012 met aux prises le Ghana, l`un des grands favoris de l`épreuve, à la Tunisie, au potentiel toujours intact et bien décidée à venir brouiller les cartes pour s`inviter dans le dernier carré, ce soir à partir de 20h à Franceville (Gabon). Pour rappel, c'est la septième fois que les deux sélections se rencontrent en phase finale de la CAN. Pour le moment, les Ghanéens sont invaincus face aux Tunisiens avec 5 victoires et un match nul.
Le Ghana avec Mensah mais aussi Annan
Quart de finaliste du Mondial-2010, demi-finaliste (2008) puis finaliste (2010) des deux dernières Coupes d`Afrique, la sélection dirigée par le Serbe Goran Stevanovic se sait attendue, d`autant que son ultime sortie contre la Guinée (1-1) a laissé un goût d`inachevé. D'où une méfiance légitime avant d`affronter la toujours redoutable et «disciplinée» Tunisie, selon les termes du milieu Derek Boateng, bien capable de briser le rêve des Black Stars, en quête d`un cinquième titre continental. Le Ghana devrait tout de même récupérer son défenseur et capitaine John Mensah, remis de sa blessure à la cuisse. Le milieu Anthony Annan, qui a connu un drame personnel avec le décès de sa mère, a, lui, tenu à rester jusqu`au bout avec ses coéquipiers et tiendra également sa place.
Msekni veut prolonger le rêve des Tunisiens
Pour la Tunisie, ce quart peut être l`occasion de renouer avec les demi-finales de la compétition, huit ans après son sacre de 2004. Avec une ossature composée des vainqueurs de la dernière Ligue des champions d`Afrique (Espérance de Tunis), les troupes de Sami Trabelsi affichent une belle cohésion, forgée au cours de la campagne victorieuse du CHAN en 2011.
Les Ghanéens devront avoir particulièrement à l`'il le brillant Msekni, l`une des révélations de cette CAN. Bien que touché à une cheville, le dribbleur de l`Espérance sera bien présent pour permettre à la Tuni0sie de prolonger son rêve et l`euphorie, un an après la Révolution et le départ de Ben Ali.
Trabelsi reste confiant
Pour l'entraîneur tunisien, cette rencontre qui s'annonce, certes, très compliquée est l'occasion d'offrir un peu de bonheur au peuple tunisien, comme il l'a affirmé : «Nous sommes motivés parce que nous voulons représenter dignement le football tunisien au moment où tous les secteurs du pays sont en pleine reconstruction».
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Les confidences de Adel Chadli
«Trabelsi était soulagé lorsque j'ai annoncé mon départ»
Adel Chadli est une icône du football tunisien. Il a remporté la CAN 2004 et porté le maillot national tunisien à l'âge de 19 ans. A 35 ans, il a été sélectionné pour disputer la phase finale de la CAN en Guinée équatoriale et Gabon. Le Cheikh, comme l'appellent affectueusement ses coéquipiers, n'a pas accepté son statut de remplaçant et surtout le silence de son ex-coéquipier en équipe nationale devenu sélectionneur, Sami Trabelsi. Alors, il a préféré prendre congé de ses coéquipiers à Libreville, sans faire de vagues. En homme pieux, il s'en explique'
Votre départ est-il lié à votre statut de remplaçant '
Non. J'estime que la patience a des limites et à un moment vous n'en pouvez plus. Ce que Sami Trabelssi m'a fait en un mois, je ne l'ai jamais vécu en 20 ans de carrière. Il ne me parlait plus depuis le stage en Espagne. Pas un mot. Je ne sais pas ce qui s'est passé, mais cette situation a fini par me lasser. Je ne comprends plus rien. Avant la compétition, le coach est venu me voir pour me dire qu'il comptait sur moi. J'ai donc décidé d'apporter mon expérience et mon vécu au groupe et finir en beauté ma carrière internationale. D'ailleurs, les membres du staff ne partagent pas son attitude. Mes tests physiques et mon rendement sur le terrain, notamment lors des matches de préparation,n parlent pour moi.
Vous en avez parlé avec le sélectionneur '
Oui. Je suis parti le voir, (NDLR : à la fin du match contre le Niger), il m'a clairement dit qu'il n'avait rien à me reprocher, que j'étais un des leaders de cette équipe, qu'il comptait toujours sur moi et que j'allais jouer. Même contre le Gabon, lorsqu'il a remanié l'équipe à 90%, il ne m'a pas fait rentrer. Alors je me suis dit, trop c'est trop. Je suis revenu en sélection après une première retraite en 2007, due à des considérations extra sportives. La Révolution (départ du président Ben Ali) m'a donné envie de revenir et je voulais faire plaisir au peuple. Je suis allé au CHAN du Soudan 2011 avec Sami pour lui apporter mon soutien parce que nous avons joué ensemble et nous avons remporté le trophée. N'oubliez pas que je joue en équipe nationale depuis 1996. J'avais 19 ans.
Quand avez-vous commencé à douter de votre éviction '
A Dubaï où nous étions en stage. Sami m'a fait jouer à l'aile droite et il m'a fait sortir à la 37e minute alors que tout le monde sait que je suis relayeur ou pivot. Je suis sorti et je suis parti lui serrer la main sans dire un mot. Je ne suis pas le genre de joueurs qui va au clash où qui manque de respect, je n'ai jamais fait ça. Par la suite, il n'a fait que m'ignorer. Je ne veux pas l'accabler ou lui manquer de respect, ni le juger. Par la suite, il m'a ignoré et je n'ai pas cherché à l'accabler, à lui manquer de respect, ou le juger. Il m'aurait juste dit tu ne joues pas avant de venir, je lui aurais dis : Sami prends les jeunes. Je sais que c'est important pour eux de vivre ça de voir ce qu'est une CAN ou un événement pareil. Il ne faut pas oublier qu'il a laissé trois jeunes à Dubaï, des petits frères pour moi. Et cela m'a fait du mal de les voir quitter le groupe. J'aurais préféré qu'il en prenne l'un d'eux.
Comment s'est passé votre départ '
J'ai d'abord parlé aux cadres de l'équipe, notamment, Karim Hagui, à qui j'ai annoncé ma décision de quitter le groupe. Je leur ai expliqué les raisons de mon départ en précisant qu'il y avait quelque chose qui ne va pas avec le coach et que je ne pouvais plus continuer comme ça. Puis j'ai pris la parole devant tous les joueurs, les membres des staffs technique et médical, les membres du bureau fédéral. Devant le groupe, je suis revenu sur ma situation. J'ai dit clairement que je n'acceptais pas mon statut et que je ne suis pas venu ici pour être le remplaçant du remplaçant, sans manquer de respect à personne. Et que pour le bien du groupe je préfère rentrer à Tunis, car je n'allais pas être de bonne compagnie. J'ai choisi de partir et personne ne m'a viré. J'ai préféré partir sans faire de vagues.
Quelle a été la réaction du coach ' De vos coéquipiers '
Il (Sami Trabelsi) est resté dans son mutisme, il m'a juste dit ok ! Il semblait être soulagé. Quant à mes coéquipiers, ils m'ont juste dit qu'ils étaient tristes que je parte car j'étais quelqu'un d'important dans le groupe à leurs yeux. Puis je les ai quittés tôt le matin. J'avais les larmes aux yeux quand j'ai croisé Djamel Saihi et Hocine Ragued qui m'ont salué. Le président de la fédération est venu me voir pour me convaincre de revenir sur ma décision mais il était trop tard et surtout il n'y avait pas d'autre solution pour moi.
Avez-vous eu des problèmes avec les joueurs '
Je respecte tout le monde dans le groupe et les gens me le rendent bien. Je n'ai aucun problème avec les joueurs, ni avec les membres du staff, ni même avec Sami Trabelsi. Concernant les joueurs, je suis un peu le pote, le grand frère peut être même le père. Certains étaient encore ramasseurs de balle lorsque j'ai débuté en sélection et ce n'est pas pour autant que je les prends de haut. J'aime travailler avec les plus jeunes, les conseiller et c'est ce que j'ai toujours fait. Je suis un modèle pour eux et j'essaye de les écouter, de les conseiller du mieux. Donc, franchement, je n'ai aucun problème, ni aucune animosité envers personne dans ce groupe.
Quels sentiments avez-vous envers le sélectionneur '
Je lui en veux pour le comportement qu'il a eu avec moi. Je n'ai jamais eu de clash avec lui, jamais un mot plus haut que l'autre ou de comportement négatif. La seule chose qu'on m'ait réellement reprochée, et je n'en reviens toujours pas, c'est le fait d'être trop pro. Un membre du bureau fédéral est venu me voir pour me dire que personne n'avait rien à me reprocher si ce n'est mon professionnalisme ! Je suis trop pro parce que j'ai des rituels bien précis. Depuis 18 ans que je suis en sélection, je reste toujours dans ma chambre, j'écoute le coran, je fais mes prières, je regarde un DVD. Je ne suis pas la personne qui aime jouer aux cartes ou à la consol. C'est comme ça, j'ai toujours été comme ça. Si j'ai fait la carrière que j'ai faite, et que j'arrive à être encore compétitif à 35 ans, c'est grâce à Dieu et en partie à cette façon d'être et mon hygiène de vie au quotidien.
Vous sentez-vous trahi '
Trahi, non je n'utiliserais pas ce mot. Il faut aussi faire la part des choses, avant d'être mon ancien coéquipier en sélection et mon ami à l'extérieur, Sami est, avant tout, mon coach sur le terrain. Il n'y a pas de sentiment à avoir, si tu mérites de jouer tu joues, sinon tu ne joues pas. Mais je suis triste. Je suis très triste. Je rêvais de partir par la grande porte et ce n'est pas le cas. J'ai raté ma sortie et je quitte la sélection par la petite porte.
Quelles sont les chances de la Tunisie '
Après le match face au Gabon, je ne peux qu'être optimiste. On a vu une très bonne équipe-bis de Tunisie. Une compétition comme la CAN ce n'est pas seulement les onze titulaires mais tout le groupe. Aujourd'hui le groupe est amputé d'un élément mais ce n'est pas grave, je pense qu'on peut faire de très belles choses. Quant à moi, même si le ciel m'est tombé sur la tête, je continuerai à jouer avec l'Etoile du Sahel.
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Gyan ne reviendra pas à Sunderland
Acheté à Rennes pour un peu plus de 15 millions d'euros à l'été 2010, Asamoah Gyan n'aura évolué qu'une saison sous le maillot de Sunderland avant d'être prêté, avec option d'achat, au club des Emirats Arabes Unis d'Al-Aïn. D'après le manager des Black Cats, Martin O'Neill, Al-Aïn espère bien engager définitivement l'attaquant ghanéen de 26 ans. «Il faut qu'un accord intervienne entre les trois parties avant que quoi que ce soit ne se fasse. Je crois que le club dans lequel il joue est impatient de l'acheter», a révélé O'Neill sur le site de la BBC.
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Sénégal
Le nouveau mauvais choix de Mamadou Niang
Mamadou Niang, piteusement sorti de la CAN avec le Sénégal, ne semble pas capable de remonter la pente. L'ancien attaquant de l'OM s'est affiché aux côtés d'un people qui fait l'unanimité contre lui. Qu'arrive-t-il donc à Mamadou Niang ' L'ancien attaquant de l'OM, qui a quitté la Canebière au grand dam de Didier Deschamps et des supporters marseillais il y a un an et demi, n'aura pas marqué la CAN d'une pierre blanche. Décevant avec l'attaque du Sénégal, à l'image de ses coéquipiers, Niang a repris une vie normale après l'élimination des Lions de la Teranga mais a poussé le bouchon un peu trop loin. Dans le but de noyer son chagrin, il a cru bon de poser avec Mickaël Vendetta et même de porter un t-shirt de sa griffe qui lui sied, toutefois, à merveille. Vivement que le cauchemar se termine.
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Guinée équatoriale
Des marabouts et des millions de dollars pour battre la Côte d'Ivoire
«Un seul but, la victoire» et tous les ingrédients pour y arriver sont déployés par la Guinée équatoriale pour y parvenir, samedi au stade de Malabo. Le président de la République, Théodoro Obiang Nguema, aurait décidé d'offrir une prime de 10 millions de dollars en cas de qualification en demi-finale face à la Côte d'Ivoire. (Son fils avait offert lors du premier match 1 million de dollars à chaque joueur). Et une armée de marabouts aurait été réquisitionnée pour multiplier les prières la veille du match afin que le N'Zalang Nacional puisse neutraliser Yaya Touré et Didier Drogba. Ces derniers ont averti leurs coéquipiers que ce ne sera pas une partie de plaisir. A Libreville, les Gabonais préfèrent souffler dans les cornes pour invoquer les ancêtres.
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