
La générale de Adda Zine El Hadda, la nouvelle pièce de Mourad Senouci, a fait salle comble, vendredi dernier, au Théâtre régional d'Oran.Interprété par le comédien Samir Bouenani, ce nouveau cru du 4e art, qui s'apparente plus au style du monologue, se veut la continuité du célébrissime Moutazaouidj fi otla, pièce du même binôme Senouci-Bouenani, qui a joué et rejoué pendant toute une décennie, dans les différents théâtres du pays, et même à l'étranger.Le pitch de Adda Zine El Hadda est simple : Adda est un jeune dés'uvré qui décide de commettre la «harga», histoire d'apporter un peu de piment à sa vie, ou tout au moins, pour aller voir ailleurs s'il y est. Sauf que, chérissant la vie par-dessus tout, et ne voulant en aucune manière risquer la mort en entreprenant son ingénieuse aventure, il décide de s'offrir une harga de luxe : en obtenant une cache dans un bateau de croisière en échange de quelques «bakchiches».Là est le hic : tel le Titanic, le bateau, alors en pleine traversée, coule contre toute attente, et notre héros se retrouve, malgré lui, le seul survivant, perdu dans une île déserte. Seul survivant ' A vrai dire non, une autre passagère du navire a échappé à la mort: une certaine Ilhem, une célèbre actrice de feuilletons télévisés, qui a échoué, elle aussi, sur la même île. Une actrice, de surcroît, dont Adda en est follement amoureux. Là, les hostilités commencent : le candidat à l'émigration clandestine fera des pieds et des mains pour la séduire, alors que la star du petit écran n'aura qu'une hâte : parvenir à joindre les sauveteurs et quitter sans tarder cette île maudite.De là, on imagine fort bien les nombreuses répliques, les unes plus piquantes et hilarantes que les autres, que les deux antagonistes se sont lancées. «L'idée de la rencontre sur une île déserte est un patrimoine littéraire universel, et je m'en suis inspiré pour écrire cette pièce», nous explique le metteur en scène, Mourad Senouci. Pareillement à Moutazaouidj fi otla, la musique sera également omniprésente tout au long du monologue, principalement du «raï ancien».La pièce est truffée d'un humour populaire qui confine, de temps à autre, à de l'humour noir (certains puristes verront aussi de l'humour un tant soit peu populiste, mais finiront par le pardonner à l'auteur). D'autres, bien qu'ils aient aimé dans l'ensemble, trouvent que la pièce gagnerait à être davantage travaillée pour les prochaines représentations. «Au début, ça commence fort, avec un bon rythme et beaucoup d'humour, puis, il y a un petit creux au milieu, et à la fin, le bon rythme reprend de plus belle.Mais après tout, ce n'est que la générale, je suis sûr qu'au fil des prochaines représentations, le jeu va s'améliorer davantage», nous confie un spectateur. A celles et ceux qui ont raté la générale de vendredi dernier, une autre représentation est prévue le vendredi 19 mai, ainsi que les 7, 10 et 14 juin au TRO. Puis la pièce s'en ira pour une tournée nationale, d'abord à Mostaganem (18juin), et Alger et Constantine (dates non encore divulguées). A la rentrée de septembre, ce sera sur les planches du théâtre de Tunis que Adda Zine El Hadda se produira. A noter que la pièce a été autofinancée par le binôme Senouci/Bouenani, principalement grâce aux recettes de Moutazaouidj fi otla.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : El Kébir Akram
Source : www.elwatan.com