Les chauffeurs de taxis affiliés à l'union des associations des
commerçants et artisans de la wilaya d'Oran sont montés, hier, au créneau. Par
le biais de leur président, M.Tayeb Bey, les concernés ont dénoncé les
promesses non tenues de la direction des transports à satisfaire les
revendications de la corporation. Ce pourrissement de la situation a été
décrié, hier, lors d'un point de presse animé par le président de cette
association dont la composante du bureau a été installée officiellement en
présence des membres de l'union des associations des commerçants et artisans
d'Oran.
Désespérée par la détérioration
de la situation, la corporation a décidé de prendre en main le dossier et de
dénoncer encore une fois cette crise qui secoue le secteur à Oran. A ce titre,
l'on cite le problème de l'arrêt temporaire de l'activité. «Il est devenu
impossible pour un chauffeur de taxi de déposer un dossier pour un arrêt
temporaire en cas de maladie ou un autre motif», a souligné le président,
précisant que ces arrêts demandés pour différentes raisons ont pour unique
réponse un arrêt définitif au niveau de la direction des transports. A cela
vient s'ajouter le problème d'autorisation d'exploitation et de circulation
délivrée par la direction des transports en attendant l'obtention de la carte
grise. «Nous sommes obligés de fournir, chaque fois, un dossier pour exploiter
cette autorisation», a souligné l'intervenant, qui a rappelé les contraintes
rencontrées. L'autre problème est celui des impôts. La corporation a demandé,
en vain, une amnistie fiscale pendant toute la période de réalisation du projet
du tramway. Et c'est là l'une des principales revendications des chauffeurs de
taxis. Les concernés ont été unanimes quant à la baisse d'activité enregistrée
à cause de ce chantier. Plusieurs axes ont été fermés à la circulation et les
chauffeurs de taxi disent que leur activité baisse de jour en jour. Dans ce
cadre, les concernés ont demandé l'ouverture de certaines voies d'accès comme
mesure d'assouplissement.
Tout en évoquant l'ensemble des problèmes
qui gangrènent la profession, d'autres membres du bureau ont rappelé les
problèmes liés à l'acquisition de la licence. C'est uniquement à Oran que se
pose ce problème où la licence est cédée à 6.000 DA avec deux ans d'avance.
Cette situation a conduit de nombreux pères de familles au chômage technique,
soit 400 au total pour l'urbain. Outre ce volet, les chauffeurs de taxi ont mis
l'accent sur la réorganisation du secteur en privilégiant la formation de trois
mois pour les nouveaux et la mise à niveau pour les anciens. Une réorganisation
qui se traduira également par la création de coopératives de taxis, à condition
qu'ils bénéficient des mêmes droits que les sociétés de taxis. Enfin, les
concernés ont demandé au directeur des transports le gel des agréments aux
sociétés de taxis au moment où plus de 400 chauffeurs de taxis sont en chômage
technique, une situation qui engendre déjà un encombrement de la circulation,
sachant que parmi les propositions avancées il y a lieu de citer celle
concernant l'instauration d'une coordination entre les services de la direction
des transports et les services de sécurité pour permettre aux exploitants de
desservir les zones suburbaines. Notons, par ailleurs, que d'autres points ont
été également revus à savoir la mise en fourrière des véhicules. Il a été
suggéré le paiement d'une amende afin de pouvoir récupérer les véhicules dans
de bons délais.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : K Assia
Source : www.lequotidien-oran.com