Oran - A la une

Fruits et légumes vendus au bord des routes à Aïn El Turck: Une activité florissante qui dérange



? Chaque année à la même période, ils sont des dizaines de marchands ambulants, activant dans l'informel, qui proposent à la vente des fruits de saison, au bord des routes de la localité d'Aïn El Turck et ce, en huchant à plein poumon la qualité de leurs produits. Entre juin et septembre, ils fleurissent sur pratiquement tous les bas-côtés des routes de cette partie de la wilaya d'Oran. En dépit de la crise sanitaire, ces revendeurs de fruits et légumes, qui ne semblent pas se soucier de la pandémie de la Covid-19, ont refait leur apparition, dès la veille de l'entame de la saison estivale, pour écouler melons, pastèques, abricots, courgettes, raisins, bananes ou tomates sur des emplacements stratégiques. Cette pratique de vente de marchandises, en bordure d'une voie de circulation est devenue un marché florissant. Dans certaines zones de cette localité, des échoppes de fortune, érigées en bambous, dédiées à cette activité illicite, ont même été installées sur les bas-côtés des routes à proximité des localités où les marchands habitent généralement. « Cela présente certains avantages d'avoir quelqu'un qui est du coin pour nous conseiller sur la qualité des produits », confie un habitant de la municipalité de Bousfer, qui s'est arrêté devant une échoppe, gérée par l'un de ses voisins. « En prime, la facture est plutôt légère et les produits sont excellents », a ajouté notre interlocuteur, qui a targué que « chez ce marchand, la plupart des fruits sont cueillis à maturité dans ses champs, puis directement proposés à la vente pour un prix moins cher par rapport a celui des marchés ». Un autre revendeur, qui expose sa marchandise sur le bas-côté de la route, à la sortie de la commune d'El Ançor, fait remarquer, avec un ton sarcastique « on ne peut pas, à notre niveau, faire tous les fruits et légumes notamment avec la récente promulgation de l'arrêté d'interdiction de se déplacer d'une wilaya à une autre. C'est ingérable. Parfois, on ne ramasse même pas. Alors, pour s'approvisionner en abricots, melons et cantaloups, nous sommes dans l'obligation d'acheter chez un autre exploitant local, bien que la marchandise ne soit pas de première qualité. En tous les cas ça le fait vivre, lui, et ça nous aide nous ». Et de renchérir « certains propriétaires terriens louent leurs vergers. La cueillette est dans ce cas effectuée par celui qui loue, mais il arrive tout de même ainsi à en tirer facilement un appréciable bénéfice en revendant les fruits cueillis. Tout le monde trouve finalement son compte». Notons qu'en dépit de leur interdiction, les véhicules utilitaires des marchands ambulants imposent, également et allégrement, leur présence sur la voie publique. Ces fourgons et autres camionnettes sont directement à l'origine d'une innommable anarchie, qui exaspère, grandement, piétons et automobilistes. Nombre d'habitants ne cessent de dénoncer les amas de toutes sortes de détritus, de fruits pourris écrasés entre autres, qui dégagent des odeurs nauséabondes. « La puanteur provenant de ces tas d'ordures empeste l'atmosphère de notre lieu de résidence. Nos maisons sont ainsi envahies par des essaims de différentes espèces d'insectes. Nous avons, à maintes reprises, signalé, vainement, à travers des requêtes adressées aux responsables concernés, le calvaire enfanté par cette activité informelle » se sont insurgé des locataires d'une cité, sise au quartier ‘Bensmir', communément appelé douar ‘naquousse', dans la municipalité d'Aïn El Turck.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)