Oran

Fruits et légumes



Fruits et légumes
Le couffin accroché à l'avant-bras, avec l'autre main retenant les bordures, comme pour le protéger, les consommateurs traînent le pas entre les étalages au marché de Belcourt, en ce vendredi matin pluvieux. Les prix ne vont pas au-dessous des 50 DA, sauf pour les bottes d'herbes aromatiques.Mounira Amine-Seka - Alger (Le Soir) - En effet, au vu des prix à trois chiffres affichés, le consommateur erre d'étal en étal à la recherche du moins-disant ! L'œuf affiche les prix de 11 et 12 DA l'unité, selon le calibre, mais le poulet, lui, reste entre 260 et 340 DA le kilo. Quant aux légumes, ils vont de 60 DA le kilo, comme l'artichaut, l'oignon rouge, le navet et les carottes à 160 DA, le prix le plus fort fait rougir la tomate. Concernant les légumes secs, les haricots blancs affichent 300 DA, les lentilles 200 et le riz blanc, 100 DA.Dans les rayons des viandes, si le poulet couve le prix de 340 DA au marché, à l'extérieur, chez les marchands de volaille, il ne coûte que 260 DA. La viande de veau locale est à 1 300 DA, l'importée à 950 ; pour l'agneau, le local exhibe le prix de 1 500 DA. La viande congelée affiche 900 DA pour le veau et 1 100 DA pour l'agneau, sans aucune assurance quant au respect de la chaîne de froid.En ce qui concerne les fruits, rien n'assure le dessert sur les tables algériennes ! La datte, ce fruit local tant prisé par les citoyens, est au prix de 560 DA le kilo, alors que l'orange est à 320 et la fraise à 280 DA. La banane, devenue une véritable affaire d'Etat, ces derniers temps, retombe à 380 DA.Ces différents chiffres qui creusent le porte-monnaie des citoyens ne sont pas toujours justifiés, puisque, prenons l'exemple de la pomme de terre, son prix est affiché à 100 DA à Alger, mais à 80 DA à Rouiba et, dernièrement, à 90 DA à Skikda. La semaine dernière, dans le but de casser les prix de la pomme de terre, la coopérative El Afak a été sollicitée pour vendre son produit directement aux consommateurs à des prix imbattables. En effet, en une matinée, selon Ahcène Guedmani, le gérant de la coopérative et président de la Fédération des producteurs de pommes de terre (FPPT), 25 tonnes ont été écoulées en une seule matinée, au prix de 40 DA le kilo. Cette opération, qui s'est tenue au cœur de la ville de Skikda, doit se répéter souvent et partout, à travers le pays.Comment venir à bout de ces trois chiffres sur les étals des marchés communaux, si on ne revoit pas la politique agraire et si on n'arrête pas radicalement l'importation qui laisse pourrir nos récoltes ' Dans ce cadre, la Banque d'Algérie a récemment adressé une note aux banques algériennes les instruisant de suspendre des domiciliations bancaires des opérations d'importation des agrumes et légumes, les produits locaux ne sont pas si répandus dans les marchés. Même l'ail de l'étranger fait une rude concurrence à celui importé qui ne coûte que 170, contre 200 et 250 pour celui cultivé sur nos terres. Quand bien même les fruits et légumes locaux sont disponibles, ils ne sont pas cédés à des prix raisonnables, à l'instar de la datte, l'orange et la fraise, citées plus haut, produites localement.Pour rappel, 65 licences d'importation de bananes et de pommes ont été gelées dernièrement. Cela augure, selon certains citoyens, des prix hors de portée lors du mois sacré qui est à nos portes.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)