
Grogne n Malgré la désignation d'un médiateur par Matignon, la mobilisation des taxis contre les dérives des voitures de transport avec chauffeur (VTC) s'est maintenue dans la nuit de mardi 26 janvier et se poursuit ce matin.Des chauffeurs de taxi ont passé la nuit dans leur voiture à la porte Maillot, à Paris, et dans le secteur de Bercy. La porte Maillot était toujours bloquée ce mercredi matin par environ deux cents taxis.?«On est déterminés.On ne bougera pas», a déclaré Ibrahima Sylla de l'association Taxis de France. A Roissy, une centaine de taxis était déployée peu après 7 heures et une trentaine d'entre eux bloquait l'accès à l'aéroport au niveau de la sortie de l'autoroute A1, d'autres empêchaient la prise en charge de passagers par des VTC aux différents terminaux. A Orly, une dizaine de grévistes bloquait les stations de taxis d'Orly Sud et?«cinq ou six»?d'Orly Ouest, selon une source proche du dossier. Celle-ci a fait état d'une?«altercation un peu forte»?entre grévistes et non-grévistes, qui a conduit à l'interpellation d'un gréviste. Ce mercredi matin, quelque trois cents taxis venus de Bordeaux et de Nice étaient en route vers Paris, selon M.?Sylla, cité par France Info. La mobilisation de plus de deux mille chauffeurs de taxi, hier mardi, a donné lieu à plusieurs incidents et s'est soldée par un blessé et vingt-quatre interpellations en?Ile-de-France. En région, la mobilisation à Lille a également été émaillée de quelques incidents, notamment lorsque des chauffeurs de VTC ont été pris à partie par des taxis. Les manifestations ont perturbé les alentours de l'aéroport de Blagnac et de la gare de Toulouse. Dans les Bouches-du-Rhône, cinq cents taxis ont manifesté sans incident. Hier, à la mi-journée, Manuel Valls a reçu des représentants d'organisations de taxis, issus de l'une des deux intersyndicales qui avaient appelé à la mobilisation dans tout le pays, avec des mots d'ordre différents. Le Premier ministre a annoncé le renforcement des contrôles visant les pratiques illégales de certains VTC. Il a également proposé une concertation entre les taxis et les VTC, confiée au député socialiste Laurent Grandguillaume, membre de la commission des finances, considéré comme un bon connaisseur de l'entreprise et du monde économique. La mission du médiateur est censée durer trois mois, et pour Alain Griset, président de l'Union nationale des taxis, il affirme : «si jamais ce temps permet d'aboutir à un résultat concret, je pense qu'on peut accepter ces délais». Sur le terrain, par contre, les réactions étaient plus contrastées, voire hostiles. A la porte Maillot, le porte-parole de la CGT Taxis, Karim Asnoun, a réagi au mégaphone, déplorant que «le gouvernement ne leur ait apporté que du mépris» et que «Valls ait refusé de négocier avec l'intersyndicale présente» sur place. Hier en fin d'après-midi, le préfet de police de Paris, Michel Cadot, appelait les chauffeurs de taxis à «se disperser afin de permettre aux Franciliens de regagner sans encombre leur domicile à l'issue de leur journée de travail». Un appel resté lettre morte.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : R I
Source : www.infosoir.com