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France 2 «casse» le Ramadhan avec Tata Bakhta



France 2 «casse» le Ramadhan avec Tata Bakhta
«Il a jeûné toute l'année pour finalement manger une sauterelle» Proverbe algérien
Après l'échec de la diffusion de «La baie d'Alger» programmé en plein match de l'Euro, France 2 achève une nouvelle fois Merzak Allouache en diffusant son petit téléfilm Tata Bakhta en plein JO de Londres. La télévision publique française s'est dit vaut mieux sacrifier un réalisateur algérien toujours disponible qu'un réalisateur français toujours aussi exigent sur l'audience et la programmation. Produit en 2010, France 2 a décidé de programmer cette oeuvre en plein été, en pleines vacances et surtout face aux Jeux olympiques. Résultat: le téléfilm programmé première partie de soirée du 1er août, n'a attiré que 2.49 millions de «curieux» et surtout de Maghrébins, soit 11% de parts de marché terminant en queue de peloton des audiences. La soirée sportive spéciale JO sur France 3 a séduit 4.468.000 téléspectateurs, soit 27.5% du public et TF1 qui proposait «Esprits criminels», a attiré
4 774.000 téléspectateurs, soit 20.8% du public. Tata Bakhta a été même battu par le programme de M6: Zone interdite: les inédits de l'été. Le magazine présenté a réuni 2.368.000 personnes, soit 11.2% de parts de marché. Mais au-delà des audiences c'est le sujet qui a irrité de milliers de Maghrébins qui ont regardé avec consternation ce téléfilm en plein Ramadhan. Le film raconte l'histoire de Tata Bakhta, d'origine algérienne, qui débarque d'Oran chez ses neveux pour s'assurer que son cousin a bien été enterré selon le rituel musulman.... Présenté par la presse française comme un téléfilm sur le choc des cultures, le film écrit par Merzak Allouache et sa fille Bahia, multiplie les messages contre l'Islam et cela en plein mois sacré du Ramadhan. Allouache, champion du monde des clichés anti-algériens, s'est surpassé dans ce petit film très mal réalisé: des enfants d'origine algérienne avec des prénoms français: Kevin, Paul et Sandrine. Un commerce de fromage transformé en Charcuterie de Porc et pour finir avec l'amande sur le kalbelouz, un cousin incinéré selon les rites judéo-chrétiens, ce qui est contraire aux rites musulmans qui souhaitent que le corps du défunt soit enterré dans un cimetière musulman. A cela, s'ajoute une histoire d'amour préfabriqué, pour les besoins de France 2, entre une musulmane algérienne, Tata Bakhta, et un chrétien français sympathisant de l'extrême droite, magnifiquement bien joué par Farida Ouchani et Jean-François Stévenin. Cette fiction est une pâle copie d'un film réussi de Salut Cousin et qui démontre encore une fois que Merzak Allouache est toujours en quête de reconnaissance de la critique française. Il renie ses traditions et sa culture arabo-musulmane pour pondre un téléfilm déshonorant pour les Algériens et les Maghrébins de France. Lâché par France 2, qui l'a programmé dans un créneau pour combler le vide de grille, déjà bien remplie par sa consoeur de France3, ce téléfilm produit en 2010, a également été raté par les Algériens du bled qui regardent d'habitude toute production algérienne venant de l'Hexagone. Tata Bakhta ne pouvait pas faire concurrence aux programmes du Ramadhan sur les chaînes algériennes. Plus que jamais, Merzak Allaouche s'est trompé d'audience et surtout de société.
amirasoltane08@live.fr
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